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DOUBLE DRAGON


En ce jour de brocante, regardez ce que j'ai trouvé !
Comme me l'a si bien dit le vendeur:
_"tri bon film mon frire, jti jure ci seulemon ciquonte contimes!"

J’imagine que ce que voulait me dire cet autochtone se traduirait par:
_"Bonjour
cher promeneur, laissez-moi vous conseiller dans votre démarche de recherche cinématographique. J'ai ici un exemplaire unique d'un long métrage nord américain d'une rare réussite. Je me permets, et avec regrets, de vous le céder moyennant finance et ainsi contenter votre insatiable soif de divertissement visuel et ce, pour seulement 50 de nos chers centimes!"

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DOUBLE DRAGON !

Si vous me lisez régulièrement (faites-le sinon je vous envoie une lettre avec dedans un dessin de tête de mort tellement terrifiant que même pas vous oserez ouvrir l’enveloppe... pour savoir que dedans, y’a un dessin de tête de mort tellement terrifiant...).
Si vous me lisez régulièrement donc, vous aurez remarqué que je n’écris pas que des critiques de films récents. En fait, j’aime aussi parler, et vous faire partager des films qui ont marqué ma jeunesse.
Enfants des 90’s, je pense avoir grandi dans la période la plus cool que l’on puisse imaginer. Les programmes TV étaient géniaux, la musique de l’époque (qu’on le veuille ou non) a inspiré celle d’aujourd’hui, on avait de super jouets, la technologie était tout juste assez avancée pour nous faire rêver mais pas assez pour nous paralyser, et les stars de l’époque avaient ce petit truc que n’ont quasiment plus celles d’aujourd’hui... attendez, comment ça s’appelle déjà ? Roooh le mot c’est... ah oui, LE TALENT !

Voilà toute notre enfance...
Bref, vous penserez peut-être que je suis vieux (jeu), mais c’était mieux avant !
D’ailleurs, j’y suis en partie resté, moi, dans les 90’s ! Je joue plus au « retrogaming » qu’aux jeux vidéos modernes, j’écoute beaucoup de musique dite « old school », je regarde souvent des séries dites « à l’ancienne » et les couleurs de mes vêtements sont tellement flash que quand j’me fais contrôler sur le périph’, ils me demandent « on vous doit combien pour l’amende ? »
Enfin... je vous raconte ma vie, merci de me lire (j’avais plus de Curly t’façon).


Parmi les films qui ont marqué mon enfance, dans les 90’s, ceux avec VanDamme étaient les plus importants. Je ne vais pas revenir dessus mais j’ai déjà chroniqué deux d’entre eux. « Bloodsport » et « Street Fighter ». Ce dernier notamment, fait partie des adaptations cinématographiques de jeux vidéo. Un genre dont nous avions parlé dans la chronique correspondante. Et si j’ai parlé des autres « Mortal Kombat », « Super Mario » ou « Resident Evil », j’ai aussi effleuré l’idée de parler plus longuement de « Double Dragon ».

"Tu crois vraiment qu'ils vont gober ça?!"
« Double Dragon » est un jeu vidéo sorti à la toute fin des années 80. Il s’agit d’un « beat’em all », en gros le personnage avance de tableaux en tableaux en défonçant tous les ennemis qu’il trouve sur son chemin.
Dans le jeu, Marian, la petite amie de Billy Lee, se fait enlever par un gang dans les rues futuristes d’un Los Angeles post apocalyptique.
Billy et son frère JUMEAU, Jimmy, spécialistes en arts martiaux (non parce que si leurs spécialités avaient été la couture et le tricot, ça aurait moins bien marché) vont donc s’allier pour aller chercher la greluche qui s’est encore promenée toute seule en jupette dans les ruelles sombres et glauques de Saint-Denis (L.A. pardon !).
Ca, c’est pour le jeu ! Véritable révolution pour l’époque, « Double Dragon » est le premier d’une trèèèèèès longue lignée de « Beat’em all » auxquels nous avons tous joué au moins une fois ! « Streets of Rage », « Final Fight », « Golden Axe » pour les plus gros des années 90. « Devil Mae Cry », « Onimusha », « Bayonetta », ou les derniers « Batman » pour les plus récents !

Capture de "Double Dragon II"
Mais, la légende d’un jeu vidéo peut-elle se reproduire au cinéma avec une adaptation ?
Pas si sûr.
Avant de commencer le massacre, avouons que « Double Dragon » (le film) a une chose pour lui : il est sorti à la période idéale. Dans les années 90, et dans le cinéma dit « moderne », tout était à faire. Les effets spéciaux commençaient tout juste à sortir de l’ombre, les scénarios et folies des réalisateurs prenaient tout juste vie et surtout, l’accessibilité se limitait à la sortie ciné, la sortie VHS et parfois, un passage TV. C’est tout.
Par conséquent, si l’on voulait voir un film, il fallait s’en donner les moyens. Aujourd’hui en 3 clics et 3 minutes, le film est dans votre ordi, ça désacralise tout de suite l’effet.

Qui veut une fesséééééééée?!
Pour ce qui est de « Double Dragon »...
En fait, « Double Dragon » est au cinéma « moderne » ce que Derrick est aux films d’actions.
Il possède tous les ingrédients pour remplir la recette : intrigue captivante (une nana qui se fait captiver quoi), un (ou deux et croyez-moi, ce n’est pas de trop) héros, un peu de magie (le médaillon renferme un pouvoir incroyable, tellement incroyable qu’au final on n’y croit pas !) et bien sûr des combats monumentaux  (surtout « mentaux » en fait !).

"Gnéééé nagnééé la médAAAAILLE"
(avec tout le respect que je dois aux trisomiques)
Sans le maquillage, les Bogdanov
c'est vraiment plus ce que c'était!


L’histoire du film est quelque peu différente du jeu.
Ici, Billy et Jimmy Lee sont aussi jumeaux que les frères Bogdanov, aussi virils et musclés que les frère Gibb (les Bee Gees) et aussi drôles et humoristiques que Kev’Adams !




En gros, un médaillon sacré appelé « Double Dragon » renfermerait sur chacune de ses deux parties le pouvoir de la force physique et le pouvoir de la force mentale...
Séparés depuis des millénaires, un méchant-pas beau s’empare de l’une des deux parties et recherche évidemment l’autre... détenue par nos deux crétins des Alpes.
Durant tout le film, nous assistons donc à une chasse à la médaille entre le méchant blond et les deux travelos... Alors attention, quand je dit « chasse à la médaille », je pense bien sûr à une chasse à la médaille Olympique hein, comme à Sotchi ! Bon ok, je fais plutôt référence au coté paralympique de la chasse mais c’est tout comme !
Entre course-poursuites de voitures en cartons, combats de cour de récré, histoire d’amour à l’eau de chiotte, musique de fin de soirées SM (Sodos et Moustaches, non sans dec', écoutez la musique de la bande annonce, elle est TRÈS représentative!) et effets spéciaux dignes d’un youtubeur, le cocktail concocté aura de fortes chance de vous laisser un goût très amer !

Il y a un soucis dans mon film?
Pourtant, ils ont tenté un truc ! Jason Patrick qui venait d’être une star grâce à « Terminator 2 », Mark Dacascos auréolé avec son film « Crying Freeman » et Alyssa Milano au top de sa gloire grâce à la série « Charmed » ! Basé sur un jeu vidéo mondialement connu, flottant, sur le succès des adaptations ciné de jeux vidéos, et réalisé par James Yukich !
Normalement on était bon là ? Attends... réalisé par qui ? James Yukich ? C’est qui James ?
Pour la petite info, Mr.Yukich (y’a « kitch » dans son nom, ça veut tout dire) est un réalisateur spécialisé dans... les concerts de musique !
Et oui, Mr.Kitch, sa spécialité, c’est de filmer des groupes sur scène ! Et donc pas des scènes de groupe justement !
Pour ma part, je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’un mec sorte un peu de ses habitudes pour s’essayer à autre chose, c’est important et ça marche pour certains !
Regardez Elie Semoun est aussi bon comique que chanteur, Nicolas Sarkozy est aussi bon magicien que politicien et Clara Morgane est aussi bonne actrice porno que bonne... tout court quoi...
En fait... non. « Double Dragon », c’est comme acheter un gâteau en poudre Maïzena. Tout est écrit au dos du paquet pour le réussir, vous suivez la recette au pied de la lettre avec tous les ingrédients et à la fin, c’est nous qui avons la diarrhée...

Bande annonce!

NON STOP


Un jour, un grand chanteur de R&B a dit : « Partir, c’est mourir un peu ».
Et il avait raison le p’tit enfoiré !
Quand on y réfléchit, partir, prendre l’avion, disparaître, que ce soit dans des tours à New York ou dans un  Malaysia Airlines... c’est mourir un peu (bon oké, dans ces conditions, beaucoup, mais c’est pareil !)
Du coup, les « aurevoirs » dans les aéroports ressemblent bien souvent a des pré-adieux, vous savez, les mêmes que font les soldats à leurs familles juste avant d’aller en Centrafrique ou à Vitry sur Seine.
Alors aujourd’hui, pour montrer qu’on n’a pas peur de se crasher en mer avec des p’tits chinois qui nous mangeront probablement
avant les requins, reprenons l’avion...
 

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: NON STOP !

Liam Neeson...
Liam Neeson, c’est un peu le Bruce Willis des années 90 !
Un acteur investi, fort, charismatique, qui peut aussi bien incarner un chevalier Jedi qu’un père désabusé, un amant amoureux ou une voix des Simpsons...
Il est partout et discret en même temps. C’est ce que j’appelle un grand acteur !
En fait, j’aime Liam Neeson.
Fan de « Star Wars », j’ai adoré son rôle malheureusement trop court dans l’Episode I.
Et comme beaucoup de gens, je l’ai surtout découvert dans le genre de rôle qui lui sied : le film d’action !
« Taken » fut une révélation. Un film super, avec un scénario haletant et des scènes d’actions explosives !
Depuis, Liam Neeson enchaîne les films du genre : « Le Choc des Titans », « L’Agence tout risque », « Sans identité », « The Dark Knight Rises » !
Et si aujourd’hui c’est un bonheur de le voir casser du méchant à tour de bras, voyons ce que ce « Non-Stop » va apporter de plus au genre...

« Non Stop », c’est un peu le croisement entre le film « Passager 57 » avec Wesley Snipes et le film « 58 Minutes pour vivre » avec Bruce Willis...
D’ailleurs, le sous-titre idéal de « Non Stop » à la place de « 146 passagers, 146 suspects » aurait pu être « 57,5 passagers vont mourir » (le 0,5 étant un nain échappé de Fort Boyard);
D’ailleurs, l’histoire : un agent de la brigade des airs est confronté à un tueur dans un avion.
Le tueur communique avec l’agent par textos et demande 150 millions de $ sans quoi il tuera un passager par tranche de 20 minutes.
Evidemment, il met en pratique ses menaces...
En fait, qui se souvient encore de Westley Snipes?!
Alors le film, ça vaut quoi ?
Après avoir regardé la bande annonce, croyez-moi, vous n’aurez qu’une envie : courir dans le cinéma le plus proche de chez vous pour voir « Non-Stop » !
Le film est très accrocheur, la promiscuité des lieux et la tension régnant pendant les phases de dialogues par textos imposent une pression monstrueuse ! (Un peu comme ce texto que t’attends quand ton pote t’as filé le numéro d’une fille et que tu lui envoie ton séducteur et légendaire « Sava ? »).
Les acteurs, et en particulier Liam Neeson, sont très expressifs et convainquants. Le scénario quant à lui, bien que peu original, réussit quand même à surprendre !
Du début à la fin, le film maintient la tension comme les mamies devant Drucker !
Rebondissements, dialogues et effets visuels (sur les textos notamment): tout est calculé pour constamment nous dérouter, et ça marche...
En fait, vous l’aurez compris, j’ai été conquis par ce « Non Stop » !
Levez les mains si vous avez déjà vu "Taken" ou j'vous défonce la gueule!
Mais... et il y a un mais...
S’il est vrai que cette nouvelle référence d’action fonctionne à merveille, pas mal de petits soucis viennent gâcher la fête d’un oeil averti (et fan).
D’abord, le placement des personnages principaux...
Placer des personnages dans un film n’est pas une tache aisée.
On peut très bien les décrire avant le film - avec du texte - comme dans Star Wars.
On peut tout aussi bien les faire présenter par des personnages secondaires comme dans « Jacky au royaume des filles » où la Générale est présentée par un journal TV.
Mais on peut aussi les laisser se présenter seuls, comme ici : « Salut moi c’est Jean-Claude, agent de la Brigade des airs ».
Quoi qu’il en soit, dans « Non Stop », le placement des personnages est un peu trop rapide à mon goût.
On ne laisse pas le temps au spectateur de se faire sa propre idée sur untel ou untel.
On a l’agent des airs dont on est sûr que c’est lui parce qu’il regarde tout le monde de traviol genre suspicieux : « Tu joues à Candy Crush toi ? Tu fais exploser des bonbons c’est ça ?
T’es un terroriste hein hein HEIN ?! »
On a la greluche qui se présente d’elle même : « Salut je suis la greluche-hôtesse de l’air et mon travail c’est de servir de l’alcool et des cacahuètes ! »
On a aussi le pilote et son copilote qui nous montrent le cockpit genre « Hey regarde ce bouton il clignote c’est quoi ? Ah ça, c’est le toit ouvrant ! » ... Bref, pas d’historique, pas de flashback, les persos nous sont imposés cash et je trouve ça moyen pour un film où l’on est censé s’identifier en tant que passager dans l’avion...
Moi je préfère "Flappy Bird", ça te pose un problème?
(NDLR: ce monsieur n'est pas un terroriste, true story)
En parlant de personnages et comme je le disais, tout le monde est suspect dans ce putain d’aéroport ! Non sans dec’, même l’aéroport de Kaboul à coté c’est Disneyland !
En plus des clichés habituels genre les allemands de l’Est froids comme des MrFreeze, l’arabe de service en babouches chaud comme un couscous, le jeune rappeur noir « Hey YO mon pote ça gaz ? » (oui c’est de la V.O. traduite en français)...
Bref, mon Canon EOS prends moins de clichés et franchement, je m’demande pourquoi...
_"Tu veux m'tuer parce que j'suis BLACK c'est ça?!"
_"Simple prévention."
Autre chose qui m’a franchement gêné : durant une bonne partie du film, on voit le téléphone de l’agent, sur lequel on peut lire ses échanges de messages avec le tueur.
Messieurs les accessoiristes/designeurs/effetspécieurs/graphistes : durant tout le film, le téléphone, il est EN MODE AVIONNNNNNNN PUTAINNNN!!!!!! C’est quand même pas bien compliqué de faire attention aux icônes affichées sur l’écran MERDE!
 
_"Regardes ce qu'il m'a envoyé!"
_"Mais ton portable est éteint!"
_"Ta gueule grognasse, fais semblant!"
En conclusion : « Non Stop » reste un très bon divertissement.
Franchement, l’espace d’un instant je me suis mis à imaginer regarder un « Die Hard ». Les connaisseurs savent que la trilogie (ET IL N’Y EN A QUE 3 !) est la référence du genre, et « Non Stop s’en nourrit visiblement !
Je vous conseille donc ce film, il est bon, les effets spéciaux sont top et Liam Nesson est juste parfait dans le rôle.
Quant aux petites erreurs de pilotage du film, dites-vous que tous en font, sauf chez Malaysia Airlines. Eux, les "p’tites erreurs", ils les font disparaître...

Bande annonce!


DALLAS BUYERS CLUB


Vous l'avez pas assez
vue ma gueule?
Si j’ai souhaité vous parler de ce film, ce n’est pas parce que la dernière cérémonie des Oscars a récompensé Matthew McConaughey comme meilleur rôle principal masculin, NON.
Ce n’est pas non plus parce que la dernière cérémonie des Oscars a récompensé Jared Leto comme meilleur second rôle masculin, NON NON !
Ce n’est toujours pas parce que tout le monde parle de ce film comme d’un vrai chef-d’œuvre et que les critiques sont toutes complètement folles, NON NON NON !
En fait, si j’ai souhaité vous en parler, c’est parce que j’aime bien l’affiche...
EEEEETTTT aussi ne pas mourir bête...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DALLAS BUYERS CLUB !

Il fut un temps, pas si lointain, où bon nombre de maladies tuaient en un rien de temps.
Il fut un temps, pas si lointain, où ce ne sont pas les maladies qui vous tuaient, mais l’administration qui s’en chargeait (et souvent encore plus vite que les maladies).
Et il fut un temps, pas si lointain, ou lorsque les deux s’y mettaient en même temps, il ne restait plus qu’une solution...
Welcome to the Dallas Buyers Club !
En fait, pour tout vous avouer, je n’avais pas l’intention de voir ce « Dallas Buyers Club ».
L’affiche, bien que jolie ne m’attirait pas des masses, j’avais d’autres films à voir avant et je ne savais même pas de quoi il parlait !
Puis il y eut les Oscars, les critiques, la sur-promo et un peu de temps libre !
Le cocktail parfait pour attirer mon attention.
Et là, ni une ni deux, j’ai ouvert mon PC, ouvert Internet, ouvert (Quoi ? Qui a dit un site de téléchargement illégal ?!), ouvert ALLO CINE – donc - et regardé la bande annonce.
A ce moment précis de ma vie, je me suis dit, Jean-Kylian (les noms et prénoms des personnages ont peut-être été un peu modifiés), pourquoi tu n’as pas été voir ce film quand il est sorti ? Qu’est ce que tu foutais devant « Street Fighter » (voir chronique précédente) pendant qu’au cinéma on y jouait un film de ce rang ?
Bref, j’ai vu ma vie défiler, revu mes erreurs passées et changé mes priorités !
Maintenant je mange 5 fruits et légumes frais par jour, j’essaie de faire 2 h de footing par semaine, je dis « bonjour » aux petites
vieilles dans la rue, j’arrête de mater les culs...
Un homme nouveau est né et...
HEIN ? Le film ?
Tu vas me parler du film CONNARD!
Devant la bande annonce disais-je, j’ai réalisé à quel point ce film me faisait envie et que, si autant de gens en on parlé, il devrait bien y avoir une raison !
Allez hop, tous au MK2 Bibliothèque (merci de le diffuser encore).

Le film raconte comment un homme, à qui les médecins n’ont donné que 30 jours à vivre, va se battre pour prendre sa vie en main !
Ron Woodroof est un cow-boy. Il mène la vie qui va avec ; bière, drogue, filles et accessoirement le rodéo.
Un jour, il se retrouve à l’hôpital, les médecins le diagnostiquent séropositif. Ron n’a que 30 jours à vivre et aucun traitement officiel en vue.
Officiel, non... Mais il existe bien d’autres moyens qui vont transformer les 30 derniers jours de Ron en 6 belles années...
_C'est combien?
_Mais j'suis un mec ducon!
_J'men tape j'suis un cowboy! Alors le prix?
_C'est 50...pédé!



Inspiré d’une histoire vraie, Le Dallas Buyers Club est un club fondé par (le vrai) Ron Woodroof qui, pendant plusieurs années, a importé et revendu à des centaines d’autres séropositifs des traitements alternatifs non approuvés par la FDA (l’équivalent français du Ministère de la Santé).

Le film est principalement (et brillamment) interprété par deux acteurs très investis !
Matthew McConaughey (Ron Woodroof) et son copine (ou sa copain ça marche aussi) de galère qu’est Rayon, joué (ou « jouée », je mets quoi la bordel ?) par Jared Leto.
En parlant d’investissement, les deux acteurs ont touché moins d’1 million de dollars à eux deux pour leur participation au film mais ont dû perdre près de 45 kg (à eux deux encore) pour coller aux personnages !

J'ai déjà commencé à investir
dans le petit noir!
(Pour info, Sandra Bullock a touché une avance de 20 millions de $ pour « Gravity » et un
intéressement de 15% sur les retours du film soit au moment où j’écris ces lignes - déjà près de 80 millions !)

L’interprétation des personnages rappelle grandement celle de Tom Hanks dans le film « Philadelphia » qui traite aussi d’un homme atteint du SIDA.
Les personnages sont très crédibles, autant physiquement que dans leur comportement. On est touché par eux, en colère avec eux, triste avec eux...
Le parti pris est inévitable et, quoi qu’il arrive, les héros de ces films seront des amis proches pendant 1h30...

Ensuite, la réalisation est impeccable et le choix d’une lumière à 100% naturelle pour filmer les personnages au lieu de simuler les jours/nuits et les éclairages d’intérieurs accentue l’effet réaliste du film.
Le coté sonore est plutôt bien équilibré. Notre héros étant un cowboy, la musique jongle idéalement entre rythme et douceur, drame et lenteur...
Enfin, le film censé se produire dans les années 80 est crédible. La mode vestimentaire, les rues, les maisons les voitures... Tout rappelle le Dallas de 86. (ok, ce n’est pas comme si j’y étais en 86 à Dallas mais je pense que rien ne saute aux yeux. Rien, enfin si, un petit détail qui a brûlé mes yeux observateurs. Dans le bureau de Ron, un poster d’une Lamborghini Gallardo est affiché sur le mur derrière sa chaise. On est censé être en 86 et la Gallardo n’a été présentée au salon de Genève qu’en  2003... Les accessoiristes seraient-ils un peu trop fan de la Lambo ?)

En conclusion, « DBC » est un film que je considère comme indispensable (dans sa catégorie Dramatique).
Les récompenses liées aux acteurs sont absolument méritées, et l’histoire qu’a vécue Ron (le vrai) est absolument incroyable.
Depuis les Oscars, le film est rediffusé dans certaines salles. Allez y jeter un œil, je suis convaincu que vous n’en reviendrez pas déçu !



Pour finir, une petite note de prévention. Aujourd’hui, dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec le VIH. 2,5 millions en sont atteint chaque années et 1,7 millions en meurent.
Depuis sa découverte, plus de 20 millions de personnes sont mortes du SIDA...
Alors, s’il est d’usage de repartir avec un souvenir ou un produit dérivé d’un film qu’on a aimé... sachez que ceux de « Dallas Buyers Club » vous tueront !
Au final, PROTEGEZ-VOUS, BORDEL DE COUILLES POILUES !

Bande annonce!