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PARADISE LOST


Par exemple: PAS CA!
INTRO : J’ai déjà parlé dans quelques-unes de mes chroniques de ce que j’attendais d’un film « parfait ».
Pour moi, il se doit de remplir cette liste :
Un scénario intéressant dans lequel on apprend des choses.
Des personnages passionnants avec une réelle profondeur.
Une palette d’émotions complète passant du rire aux larmes et de la haine à l’amour.
Enfin, un environnement sonore travaillé et notamment sur le plan musical. Une bonne B.O. doit pouvoir s’écouter en dehors du contexte du film...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: PARADISE LOST  !

DE QUOI CA PARLE : Le jour où Nick et son frère arrivent sur cette plage de sable fin, qu’ils découvrent cette douce chaleur, cette mer bleue pleine de vagues à surfer, ce bois vierge où tout est à construire, la Colombie... ils découvrent le paradis...
Mais un jour, Nick rencontre cette fille, Maria. Il va alors bien vite comprendre que la frontière entre le Paradis et l’Enfer ne tient qu’à un lien familial : Maria
n’est autre que la nièce du célèbre Pablo... Pablo Escobar !

Beaucoup plus bonne que la plus bonne de tes copines...
Et nièce de Pablo...
C’EST BIEN OU PAS : A l’opposé total de ce que j’ai pu écrire sur « Interstellar », je me vois dans l’obligation de... CHECK LIST !
-Réalisation : Sublime ! L’action est extrêmement bien filmée/montée, on sait toujours qui est où et quand est qui et quoi à qui... BREF, le film se déroule entre passé et présent et l’on n’est jamais perdu !
-Histoire : Scénario béton, haletant et surprenant de la première à la dernière seconde ! Pour une fois, un film sur un personnage célèbre ne prend pas le raccourci du biopic mais bel est bien d’une bio indirecte, géniale !
"Yeah Pablito tu tiens le bon bout! Il kif ton film!"
-Acteurs : Depuis un moment, j’avais oublié ce que voulait dire « immersion » dans le cinéma d’action ! Ici, le jeu d’acteur est magistral ! Josh Hutcherson (Nick, le « héros »), ce comédien pas forcément célèbre (pas encore en tout cas) fait vivre des émotions comme j’en ai rarement ressenties devant un film (et je ne suis pas gay !). Il joue son rôle de jeune homme traqué et perdu comme personne, et croyez-moi, certaines scènes sont si réalistes que vous vous surprendrez à retenir votre souffle, ou à être carrément essoufflé ! Il réussit à nous faire ressentir chaque émotion, chaque peur, chaque doute à tel point qu’on a souvent l’impression d’être lui...
"Mec, je sais pas m'en servir mais crois-moi, je n'hésiterai pas à apprendre alors,
DESCENDS DE CETTE VOITURE!"
Bénicio Del Toro quant à lui campe un Pablo Escobar effrayant et terrifiant au possible ! Sa simple présence jette un froid et un malaise à l’écran comme dans la salle, et je peux vous garantir que vous n’oserez même pas le regarder dans les yeux !
Les personnages secondaires sont eux aussi très bons dans leurs rôles. Les gentils innocents sont gentils... et innocents ! Et les méchants... PUTAIN QU’ILS SONT MÉCHANTS !
Pour la petite histoire, en sortant du film, j’avais l’impression de sortir de Space Mountain tellement le film est entrainant !
"Dites CHEESE, sinon ça va chier!"
-Musique : Encore une fois, l’accompagnement sonore - qu’il soit fait de musique ou de bruitages - est incroyable ! Toujours parfaitement dosée, la musique accompagne chaque scène de façon à maintenir une tension continue. Quant aux bruitages, j’ai bien l’impression que l’on frise la perfection ! Les preneurs de sons et les bruiteurs méritent un Oscar sur leur travail ici tiens (oui mÔssieur !).

"Bon boulot les gars!"
CON-CLUSION : Je crois pouvoir vous affirmer que l’on reparlera prochainement de « Paradise Lost » dans ma rétro des films les plus marquants de 2014...
C’est très simple, j’ai souhaité voir ce film car l’histoire me donnait envie et la bande annonce avait pas l’air trop mal... Sauf que, je suis resté complètement subjugué par sa beauté.
Chaque seconde, chaque son, chaque parole (à voir exclusivement en V.O) et chaque image de « Paradise Lost » vous transportera complètement, et je pense sérieusement que comme moi, vous n’en ressortirez pas indemne...

Bande annonce!

LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR


INTRO : On a tous ce voisin de palier...
Le mec froid, qui dit pas bonjour, qui vous voit galérer avec la porte d’entrée de l’immeuble et qui ne vous la tient même pas...
Qui, les soirs de fête de Noël, ne vous souhaite rien et se balade très tôt le matin ou très tard le soir (pour lui c’est pareil) sur le palier avec sa canette de Kro, 50cl...
Bon et bien dites vous que ce voisin chelou et pas très net est peut être un tueur, ou un spectateur de « Plus belle la vie » et « Les feux de l’amour » (donc un tueur en série)...
Mais le pire, ce n’est pas qu’il soit votre voisin de palier... c’est que vous ne le connaissez finalement... pas !

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR !

DE QUOI CA PARLE : Nous sommes en 1979, et depuis plus d'un an sévit celui que l'on surnomme le « tueur fou de l’Oise », dont le passe-temps favori est d'assassiner des jeunes filles seules.
Jusque là rien d’anormal (quand on vit dans l’Oise en tout cas). Sauf que personne n’arrive à lui mettre la main dessus. Aussi fou qu’intelligent, Alain Lamare (« Bebert » pour les intimes du bistrot), déjoue tous les pièges dressés par la police et la gendarmerie. Barrages routiers, témoignages, portraits-robots, hélicoptères, chiens-renifleurs, rayons-lasers, Steven Seagal... Rien ne permet de mettre la main sur Alain, et pour cause, ce dernier EST la gendarmerie...
Agent exemplaire, profil évolutif, équipier de choix... Quand la menace est dans son propre camp, difficile de la combattre... (on dirait un teasing pour le prochain film de Jean-Claude VanDamme).
J'ai une question: est-ce que dans un portrait-robot, on cherche forcement...
...un robot?
C’EST BIEN OU PAS : Je dois avouer qu’il est quand même difficile de « rentrer » dans la tête d’un tueur et d’en écrire son histoire. Et je pense qu’il est encore plus compliqué pour un comédien de jouer son rôle et d’être crédible... L’imagination et l’innovation doivent prendre une place non négligeable, autant de la part des comédiens que de celle de l’équipe technique (en particulier le réalisateur et le monteur).
Pour « LPFJVLC » (« La prochaine fois je viserai le cœur », putain de titre trop long), le rendu à l’écran est vraiment réussi ! Guillaume Canet – que j’apprécie beaucoup dans le cinéma français – incarne vraiment très bien le « tueur fou de l’Oise » et la réalisation est très soignée bien que la caméra tremble parfois un peu sur des scènes où elle devrait être parfaitement immobile.
Les scènes de meurtres sont ultra violentes et le grain de folie (qui a bien germé) qui anime la tête d’Alain Lamare est bien explicite pour le spectateur lambda !
L’esthétisme du film quant à lui créé une tension permanente, et les personnages (bien qu’un peu froids) dégagent assez d’empathie pour qu’à la fin du film on ait franchement envie de savoir comment ils vivent ce dénouement.
Seuls points sombres : la musique... très mal gérée. Pour un film noir, on aurait aimé qu’elle alimente la tension, or elle dérange plus qu’elle n’arrange...
La fin, trop directe... Sans surprise, le tueur se fait évidemment arrêter (c’est pas du spoile hein, puisqu’il s’agit d’une histoire vraie et qu’actuellement, le tueur est enfermé), mais on aurait aimé plus de détails sur l’enquête de ses collègues (car il ne faut pas oublier qu’Alain Lamare était aussi gendarme au moment des faits !)
"Quand je pense que j'ai failli interpréter Francis Holmes..."
CON-CLUSION : Un excellent film et une excellente interprétation, vraiment surprenante de la part de Guillaume Canet dans le rôle de ce tueur immonde !
Même s’il n’y a pas vraiment de surprise (sachant qu’en plus tout est dit dans la bande annonce), on reste scotché au film du début à la fin pour savoir comment évoluent les personnages, l’enquête, et surtout, ce qu’il peut bien y avoir dans la tête d’un tueur...
En tout cas, je vous conseille fortement, la prochaine fois que vous croiserez vos voisins de palier, de dire bonjour et de ne pas les énerver... on ne sait jamais...

Bande annonce !

INTERSTELLAR

ATTENTION : JE PRÉVIENS PARCE QUE J’SUIS PAS UN BÂTARD MAIS JE VAIS SPOILER COMME UN GROS COCHON CAR VRAIMENT, J’EN AI GROS SUR LA PATATE !

"Mais Jean-Jacques, y'a rien là?"
"Pas encore Jean-Pierre... Pas encore!"
INTRO : Ahhhh... les films dans l’espace...
Avant... (avant que vous, lecteurs, ne soyez nés), les films se déroulant dans l’espace étaient légion... Et vous savez pourquoi ?
Parce que le noir intersidéral ne coûtait rien en terme de décor, contrairement aux autres films !
Comme pour les jeux vidéos de vaisseaux et de batailles interstellaires de cette même époque : plus c’est noir, moins ça coûte !
Mais aujourd’hui, les progrès de la technique ont remis les compteurs à zéro en terme d’effets spéciaux et de budget « drap de plage noir pour faire comme si ».
Histoire, personnages, musiques, ambiance... Ces éléments sont désormais plus importants dans les films spatiaux que dans n’importe quel autre « genre »...
Et justement dans le « genre », après : « 2001, l’odyssée de l’espace », « Perdu dans l’espace » ou « Mission to Mars »...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: INTERSTELLAR !

DE QUOI CA PARLE : Avant de commencer, sachez que les exemples de films cités plus haut ne seront PAS pris en compte pour cette chronique... Oui, en fait, je me fiche de ce qui a été fait avant... Voilà.
« Interstellar » c’est l’histoire de l’Homme (dans un futur on ne sais pas trop quand parce que c’est pas précisé, bordel), qui après avoir bien foutu la merde sur sa planète se dit : « tiens, c’est bizarre mais on est de moins en moins sur Terre... faudrait peut être trouver une autre Terre et niquer un peu parce que sinon on va droit à notre perte ! ».
"C'est quoi cette merde? Encore un putain de jouet chinois à la con ?"
Alors forcément, le monde (des États-Unis d’Amérique) engage ses meilleurs scientifiques (enfin ceux qu’il reste quoi) pour trouver le moyen d’aller chercher une planète habitable ailleurs... Autant dire que c’est toujours plus simple de se trouver un apart correct sur Paris...
Bref, un beau jour, un mec - j’sais plus son nom – ancien pilote d’élite de la NASA trouve le camp secret du gouvernement, qui, depuis des années fait des recherches et construit des fusées pour explorer les confins de l’univers...
Du coup, à la NASA comme ils étaient en galère de pilote, ils l’obligent gentiment à piloter un vaisseau pour eux...
"Putain c'est quoi tout ces boutons? Elle est où la marche arrière là dedans?!"
Des années que la crème de la crème, la fine fleur des scientifiques fait des recherches en tout genre pour trouver une piaule dans les étoiles, et y a personne qui s’est dit un jour: « putain les mecs, j’ai une question : y’a t’il quelqu’un parmi vous qui saurait conduire la fusée ? »
Bref... après d’âpres négociations inutiles et scientifiquement chiantes... Les boloss de la NASA convainquent notre kamikaze-jihadiste-dépressif (oui parce qu’il faut au moins ça pour accepter une mission aussi pourrie) de prendre les commandes de leur coucou, vers l’infini, et l’au delà...

C’EST BIEN OU PAS : « TIN, TIN TIN TIN, TIN TIN TIIIIIIIIIIN » (musique de « Rocky », prèt à boxer).
Je ne vais pas y aller par 4 chemins, ma chronique est déjà 2x plus longue que la normale alors, « Interstellar », j’ai trouvé ça NUL !
Attention... CHECK-LIST :
_Le film ne devient intéressant qu’à partir de la 120ème minute ! Oui, au bout de 2 putains d’heures quand enfin on s’approche du dénouement et des explications... Et putain ce film dure presque 3 heures !
3 heures de souffrance à plisser les yeux tellement l’image est moooooche
"J'ti jire la camira ci la milleur di mounde"
(dit le vendeur de Barbès à Nolan le jour de son achat)
>L’image est moche bordel. J’en ai rien à foutre que Nolan aime filmer sur pellicule 35mm ! On est en 2014, faut vivre avec son temps mon bon monsieur, le 35mm c’est has-been (ou en avance pour un film de Claude Lelouch !). L’image paraît floue, les détails sont flous, les personnages sont flous ! Putain mais même Afflelou n’y pourrait rien ! Hey Chris, écoute mon conseil : la recherche a fait de très bons progrès et en 2014, un film rempli d’effets visuels, c’est en HD, c’est TOUT !
>Et la recherche scientifique tiens, parlons-en !
D’abord, sachez chers lecteurs que je suis de par mes études (à la base) orienté scientifique... Autrement dit et logiquement, ce film ne devrait pas trop me larguer en terme de compréhension. Pourtant même si je ne comptais pas trop sur Nolan ou McConaughey pour m’expliquer les trous de ver ou les trous noirs (ou les trous tout court d’ailleurs) faut pas être un génie pour savoir que :
>Le bureau de réunion de la NASA se situe apparemment « à une porte » de la zone de lancement de la fusée (début du film) ! C’est moi où on nous fait croire qu’une porte où y a écrit « Porte coupe-feu » va suffire à retenir la déflagration d’une fusée au décollage ?
>Début du film toujours, on nous explique que 12 vaisseaux ont préalablement été envoyés dans les confins de la galaxie, mais qu’un seul d’entre eux a donné signe de vie en émettant - en morse - de brefs bip-bips... OK... pour l’instant ça va.
Alors POURQUOI, 1 heure plus tard, après avoir passé le trou de ver, les mecs reçoivent carrément des messages vidéos, VINE, SNAPCHAT et pourquoi pas SKYPE ! Putain ils reçoivent la 4G Bouygues aussi ? Celle qu’on capte même pas dans les couloirs du métro ?
"Papa tu me capte bien?"
"Oui mon fils, merci Netflix"
>La planète de glace où atterrissent nos débiles contient majoritairement de l’ammoniac dans l’air ambiant (c’est eux qui le disent hein). Alors pourquoi le vaisseau qui explose prend il feu putain ? Tout le monde sait bien qu’il faut de l’oxygène pour alimenter un incendie !
"Allumezzzzzzzz le feuuuuuu, allumezzzzzzzz le feuuuuuuuuu houhooooooooo"
Johnny H.
>Les casques des astronautes/cosmonautes/troudballonautes ne sont-ils pas censés résister à des températures, des pressions et des chocs extrêmes ? Alors pourquoi, POURQUOI bon sang en 2 coups de boule de merde le casque de Machin s’ouvre comme le corps du mec de Nabilla ? Et en plus, le mec, qui voit son réservoir d’oxygène se vider comme vache qui pisse est sauvé (bien en retard) par sa collègue, qui lui donne une bonbonne d’oxygène de secours qu’elle sort... de la combinaison même de Machin... Le mec aurait pu s’en sortir seul, mais non, il a fallu qu’il chiale pendant des heures (bon j’exagère) avant qu’on comprenne qu’ils ont tous une bonbonne de secours sur eux...
Exemple de coup de boule destructeur
>Bref, je ne parle même pas des explications scientifiques complètement tarabiscoté (putain ce mot !) comme quand le blackos (j’sais plus son nom non plus mais on va l’appeler «Johnson », comme tous les blacks des films américains) tente de nous expliquer les trous de ver avec un calepin et un stylo... dans l’espace...
Sans parler du mec qui - même en apesanteur - garde une coupe de cheveux impec', parfaitement gélifiée avec une belle raie sur le côté pour un look incroyable...
>Le look justement... Le robot... Y a que moi qu’il dérange ? Mais c’est quoi ce design de MERDE ? Le film se passe dans un futur certainement lointain et le seul « copilote » artificiel est un putain de pavé en fer muni d’un minitel sur la gueule ?! Quelle faute de goût...
"Tu-veux-être-mon-ami? Viens-sur-mon-minitel! On-ira-sur-3615-ULLA!"
"Putain lâche-moi! J'ai déja un abo chez Youporn!"
>Justement en parlant de faute.... Les faux raccords justement, parlons-en :
Le nombre d’erreurs dans « Interstellar » est énorme pour un film aussi gros !
Une pièce de monnaie qui tombe au sol, et se retrouve au milieu de la poussière dans le plan suivant. Des reflets de micros dans les rétros du 4x4 en début de film, ou des mugs (oui des MUGS SA RACE !) se baladant sur le tableau de bord de ce même 4x4 ou sur une table dans... un vaisseau spatial...
Laissez-moi plutôt vous détailler la plus grosse erreur du film... celle qui m’a fait craquer mon slip...
Planète des mers, milieu de film (la première planète « découverte »).
Le vaisseau se pose, les scientifiques sortent (ils ont pied, déjà... bof) et partent à la recherche des débris du crash d’un de leurs collègues venu là avant...
Oui, je suis dessinateur de métier !
A un moment donné, ils se rendent compte qu’une énorme vague de plus de 100m de haut leur arrive droit devant (déjà ils ont pied mais y’a quand même assez d’eau pour créer une vague de 100m... Bon, on a qu’à dire qu’ils ont pied seulement dans la zone d’atterrissage tiens... oui faisons cela).
Donc, ni une ni deux, ils se mettent à courir vers leur vaisseau mais l’une d’entre eux est coincée et chute... Le robot-moche fonce donc vers elle pour la sauver car il va plus vite qu’un homme... Mais... dans quelle sens ? (On le voit mieux dans cette bande annonce).
Le plan inversé lors du sauvetage...
(on voit bien l'alignement Vague/Vaisseau/Debris/Boloss)
CON-CLUSION : Bon... c’est triste mais j’ai été déçu par ce film dont tout le monde parle depuis plusieurs mois...
Je ne peux pas vous le conseiller parce que, franchement, il n’en vaut pas la peine... Pour moi c’est beaucoup de bruit pour rien. D’ailleurs en parlant de bruit, même mon compositeur de B.O. favoris, Hans Zimmer, n’a pas fait du bon boulot (selon moi) sur « Interstellar »...
Donc, pour conclure ma chronique - la plus longue jamais écrite - (je me suis donné du mal pour me justifier mais à juste titre j’espère), si vous voulez voir « Interstellar », allez dans le métro, trouvez un pak-pak et filez lui 1€ en échange de son DVD pirate du film...
Au moins lui, il sera au 7ème ciel... le vrai !
Bande annonce !

GONE GIRL


Un beau mariage, c'est d'abord une belle photo!
("réalisé sans trucage")
INTRO : Moi, Josette, je te prends toi, Jean-Eudes pour époux,
À partir de ce jour, pour rire avec toi dans la joie,
pour partager avec toi les moments de tristesse,
pour grandir avec toi dans l’amour
et pour t’être fidèle, tous les jours de notre vie.
Moi, Jean-Eudes, je te prends toi, Josette, pour épouse,
À partir de ce jour, pour rire avec toi dans la joie,
pour partager avec toi les moments de tristesse,
pour grandir avec toi dans l’amour
et pour t’être fidèle, tous les jours de notre vie.

Putain... ces deux-là, ils ont pas vu...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: GONE GIRL !

DE QUOI CA PARLE : Monsieur Jambon et Madame Bonnasse sont mariés et semblent vivre heureux dans le meilleur des mondes... Amour, gloire et beauté (et argent, et sexe, et putes, et dogue... ah non, pas drogue en fait), en apparence, tout va bien.
Sauf que Monsieur Jambon était loin de se douter que Madame Bonnasse n’est pas si blonde qu’elle en a l’air, et qu’elle a monté de toutes pièces son propre auto-meurtre (oui) pour faire accuser son saucisson (son mari quoi).
Et le crime semble parfait...
"C'est du pipi ça, non?"
"Ah... je me disais bien qu'au labo ils ont écrit "urine pétillante"..."
C’EST BIEN OU PAS : Oui. « Gone Girl » c’est même très bien.
Dans la lignée de « Prisoners », ce thriller frustrant du début à la toute fin vous tient en haleine comme un kebab salade-tomate-oignons.
Malgré ses 2h30 (c’est du Fincher quoi), on est complètement happés par les personnages pourtant aussi attachants qu’une ex-copine folle (expérience).

"Cet homme tue au mois de Mai"
Le film est découpé en trois parties.
La première, ponctuée de nombreux flashbacks, dans laquelle le mari sombre peu à peu après avoir été accusé du meurtre de son épouse (même si, comme le dit si bien mon assistante : « le mari ne sombre pas du tout, t’as dormi ou quoi pendant le film, il est juste indifférent, putain... », fin de citation).
La seconde partie, plutôt ponctuée de flash-forwards, où l'on découvre la manière dont la jeune épouse a organisé son « meurtre » et le raconte à la manière de la série « Desperate houswife »
Et enfin le « dénouement », ou plutôt, comment tout rendre dans le (dés)ordre.
Chacune des parties a son propre aspect « graphique ».
Il fait nuit pour l’homme, la femme est souvent vue de jour et le dénouement plutôt en intérieur.
"Dites cheeeeeeeeese"
A noter, juste un petit détail agaçant...
Durant quasiment tout le film, Monsieur Jambon est « suivi » par une détective de la CIA-FBI-CSI-PSG-OM-etc...
Jusque là rien d’anormal sauf que : POURQUOI ?
POURQUOI elle se balade durant tout le film avec un putain de gobelet à café plus cliché qu’un français avec une baguette et un béret ?!
Sérieux, pourquoi ne pas lui avoir collé un donut tant qu’on y est ?
Et puis merde quoi, c’est quand même gros de se balader avec un gobelet à café sur une scène de crime où le moindre poil de cul est suspect ! C’est pas censé être « hygiéniquement » propre une scène de crime ?! PUTAIN DE BORDEL !

(Oui, je suis très fier de mon dessin!)
CON-CLUSION : Allez, il est temps de conclure.
Doté d’une esthétique parfaite (le film est tourné pour la première fois au monde en 6K. Soit une résolution 9x supérieur à la HD de votre télé), l’ambiance froide et glaciale des lieux, des couleurs et du jeu des acteurs, procurent au film une véritable tension naturelle parfaitement propice au suspense !
Les acteurs sont beaux, propres et lisses tels des statues de cire du musée Grévin. On ne s’y attache pas mais on est subjugués par ce qui leur arrive et la violence avec laquelle ils vivent certaines situations.
"C'est quoi ton blem?!"
Madame Bonnasse (Rosamund Pike... oui on va garder « Bonnasse ») interprète son rôle à la perfection et certaines scènes sont extrêmement déroutantes !
Je vous conseille donc fortement ce « Gone Girl » mais attention...
Les mecs, si vous y allez avec votre femme... après la séance... soyez TRES gentil avec elle...
On ne sait jamais...

Bande annonce !