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SEULS


♪ Tant de fois j'ai été ♪
♪ Jusqu'au bout de mes rêves ♪

Mais qu’est-ce qu’il fout ?!

♪ Que je continuerai ♪
♪ Jusqu'à ce que j'en crève ♪

Ah non hein pas encore une putain de chanson !

♪ Que je continuerai ♪
♪ Que je continuerai ♪

NON PITIEEEEEEE !!!

♪ Celui qui n'a jamais été seul ♪
♪ Au moins une fois dans sa vie ♪
♪ Seul au fond de son lit ♪
♪ Seul au bout de la nuit ♪

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: SEULS !

DE QUOI CA PARLE : Haha, bon oké j’avoue, intro facile hein mais critique importante car cette semaine on va parler d’un film très audacieux qui sort bientôt : « Seuls » !
Et si je dis audacieux, croyez-moi, je pèse mes mots !
« Seuls » est l’adaptation ciné de la bande dessinée éponyme qui existe depuis 2006.
Cette BD - qui a reçu de nombreux prix compte tenu de la qualité de son scénario - raconte en 10 tomes (NDLR : elle n’est pas terminée et ses créateurs pensent en faire 20 tomes) l’histoire de cinq enfants qui se réveillent seuls et tentent de survivre dans un monde hostile.
Ils comprennent bien vite qu’ils ne sont en réalité pas si seuls et que « les autres » ne sont pas forcément amicaux...
La BD est haute en couleur, les personnages sympathiques, et l’humour toujours présent malgré la gravité des faits.
Le film, lui, est un peu... différent !
Beaucoup plus sombre que la BD, cinq pré-ados se réveillent un matin seuls, sans trop comprendre ce qu’il se passe. Le film suit principalement Leïla qui, à la recherche de sa famille, finit par tomber sur deux autres enfants tout aussi perdus et terrifiés qu’elle.
Au fil du film, le groupe s’agrandit et c’est ainsi une équipe de cinq qui tente de comprendre pourquoi et surtout comment ils sont arrivés là...
Sauf qu’évidemment, ils ne sont pas si seuls qu’ils le croient...
Ca a changé les Kids United hein...
ET DONC ? : Dans la lignée de films comme « Labyrinthe » ou de séries telles que « Lost », ce film fantastique français (c’est important de le préciser je pense) a clairement la prétention de concourir dans la même catégorie que ces gros blockbusters américains...
Et pour cause, il le mérite amplement !
Le film est doté d’une réalisation à couper le souffle, d’un environnement sonore très réussi, et le jeu des acteurs est vraiment incroyable, d’autant que les jeunes héros de ce film ont quasiment tous très peu d’expérience cinématographique...
Autre mention notable, Stéphane Bak – que l’on connaît avant tout en tant qu’humoriste - est ici méconnaissable dans son rôle de caille-ra/loubard . Bon oké il est noir et c’est le seul du film donc OUI, vous le reconnaîtrez quand même hein ça va...

"Brace yourself, Dany Boon is coming !"
Bref, j’ai vu et entendu pas mal de choses négatives ces derniers temps sur le cinéma français (surtout avec des films comme « Mes trésors » ou « Raid Dingue » qui ne font pas particulièrement remonter la moyenne !), mais je suis certain que cette année sera belle pour le cinéma FR.
Et ça commence très bien avec des films comme « L’Ascension » ou « Seuls ».

♪ Fais comme si j'avais pris la mer ♪

Oh putain...

♪ J'ai sorti la grand'voile ♪
♪ Et j'ai glissé sous le vent ♪


Bande annonce !

ASSASSIN'S CREED


"L'attente"
Rembrandt, 1896
Dans les trucs que j’ai vraiment attendus cette année il y avait, en vrac :
- La victoire de Thomas dans « Secret Story 10 ».
- La chute lamentable de Valérie Damidot dans « Danse Avec Les Stars ».
- Les primaires DEMOCRATIQUES des Républicains.
- Les bleus champions d’Europe de foot
ET SURTOUT : mon tour dans la file d’attente à la Sécu...
Mais tout ça n’a jamais eu lieu... (NON, le Portugal n’a JAMAIS gagné en finale de l’Euro !)

Non, en vrai mes plus grosses attentes étaient « Batman contre Superman », « Inferno », « Rogue One, a Star Wars story » et SURTOUT...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: ASSASSIN'S CREED !

DE QUOI CA P...
AVANT DE COMMENCER, petite précision (ATTENTION, IL RACONTE SA VIE) !
Je suis un TRES gros fan de la série de jeux-vidéo « Assassin’s Creed ». Parce que OUI, pour ceux qui ne le savent pas (encore), « AC » est - à la base - une série de jeux vidéo développée par Ubisoft (le fleuron français de l’industrie vidéo-ludique).
Ce que j’adore aussi (dans le cinéma en tout cas), ce sont les adaptations (jeux vidéo, BD, mangas, livres...) car je prends un malin plaisir à comparer.
Oui j’adore comparer des trucs du genre : les costumes des personnages sont-ils aussi détaillés que dans le livre, l’histoire est-elle aussi complexe que dans le jeu, qui a la plus gross... euh, oui j’adore comparer !

Du coup, lorsqu’un film est adapté de l’un de mes jeux favoris, vouvous en doutez, j’ai de quoi m’amuser.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas le jeu vidéo, je vais commencer par là
(l’histoire a l’air complexe à première vue, mais je vais tenter de la vulgariser au maximum).

Nous sommes en 2012 et Desmond Miles est un barman newyorkais solitaire et plutôt instable.
Un soir il est enlevé par des hommes et se réveille plusieurs heures après dans une chambre vide ressemblant à un hôpital.
Jamais compris l'interêt de bander les yeux d'un mec que t'enlèves...
C'est la bouche qu'il faut bloquer, non ?
Les personnes qui l’ont enlevé travaillent toutes pour « Abstergo Industries », un groupe pharmaceutique très puissant, et lui expliquent qu’elles ont besoin de lui pour « sauver le monde »...
Enfin, ce dont Abstergo a besoin c’est surtout de sa mémoire génétique.
En effet, le groupe pharmaceutique a mis au point une machine, l’« Animus », qui est capable de lire la mémoire génétique d’un individu, et de lui permettre ainsi de revivre ses souvenirs et surtout ceux de ses ancêtres sous forme de réalité vitruelle. 

Au cas où tu cherches tes clés,
l'Animus peut t'aider !
Le but de cette prouesse scientifique n’est pas de sauver tous les ptits enfants myopathes (ce qui nous aurait permis d’éviter Sophie Davant, le Téléthon et les Miss France par exemple) mais de trouver un objet détenu par les ancêtres du sujet (ça va vous suivez ?).

Eh oui, Abstergo s’est donné pour mission de trouver un artefact sacré et très puissant qui aurait été laissé sur Terre par « ceux qui étaient là avant » (une civilisation bien plus avancée que la nôtre qui aurait disparu de la planète il y a plusieurs milliers d’années).

Cet artefact serait « la pomme d’Eden » et aurait le pouvoir de contrôler l’esprit des Hommes.
Desmond se retrouve dans l’impossibilité de refuser cette mission et, grâce à l’Animus, il va revivre au travers de ses ancêtres différentes vies étalées sur différentes époques historiques.
Dans « Assassin’s Creed 1 », il est Altaïr Ibn La’Ahad, et il découvre qu’il fait partie d’une lignée d’assassins qui combat les Templiers.
Nous sommes en 1191 et durant la Troisième Croisade, les Templiers y cherchent « la pomme » pour remporter la Guerre Sainte. Les assassins vont tout faire pour les en empêcher, au prix du sang...
Dans « Assassin’s Creed 2 » Desmond est Ezio Auditore da Firenze, un noble italien du XVème siècle qui voit toute sa famille traquée et décimée. Etant l’un des seuls survivants, Ezio apprend que lui aussi descend d’une lignée d’assassins et que les hommes qui ont perpétré ces massacres étaient Templiers.
A travers plusieurs épisodes de jeux, Ezio traverse l’Italie de la Renaissance, de Florence à Rome en passant pas la Toscane ou Venise, pour finir à Constantinople où le mènera cette quête de vérité et cette chasse à « la pomme ».
Enfin, dans « Assassin’s Creed 3 », Desmond est Connor Kenway, un jeune amérindien qui deviendra un acteur clé de la révolution américaine de 1715 lorsqu’il découvrira que « la pomme » se trouve en Amérique et qu’évidemment beaucoup la convoitent, à mauvais escient...

Alors oui, je vais m’arrêter là, on va pas se taper les 19 jeux, 6 romans, 6 BD ou 3 courts-métrages, vous z’avez compris !

Mais pour en revenir à Desmond (celui de 2012), il découvre au fil des aventures qu’il est lui aussi un descendant des assassins et qu’Abstergo est en fait une planque de Templiers, d’où l’intérêt du groupe pour le barman.
Il comprend bien vite que le point commun de tous ses ancêtres est qu’ils ont tous - à un moment ou un autre de l’Histoire - été en possession de « la pomme ».
Reste à savoir qui l’a eue en dernier et... où elle est planquée !
Ezio detenant "la pomme" au XVème siècle.
TOP 2 DE POURQUOI C'EST GENIAL « ASSASSIN'S CREED »
(sponsorisé par Topito)

1. « AC » pour les intimes est un jeu d’action/aventure/infiltration dans lequel le joueur doit enquêter, traquer et tuer des méchants-pas-beaux pour trouver « la pomme » avant les dits méchants-pas-beaux.
La construction des jeux est toujours la même : on découvre une ville, on la rénove pour se mettre les habitants dans la poche (on les vole aussi parfois, haha), on cherche des informations au travers d’enquêtes et énigmes pour savoir qui traquer, et une fois la cible identifiée, on lui fait cracher le morceau pour trouver l’endroit suivant où chercher...
Le jeu est basé sur un « monde ouvert » (on peut aller où on veut, interagir avec tous les personnages, et faire les missions dans l’ordre de notre choix, sauf quête principale évidemment).
La réalisation est toujours extrêmement soignée, c’est magnifique, intuitif, et le réalisme est maximal. Mention spéciale à la bande originale qui est toujours magistrale d’un jeu à l’autre !
Des consoles toujours plus puissantes pour finir par jouer aux dames...
2. Le scénario des jeux est hyper prenant.
Et pour cause, il se base sur des faits historiques réels (on apprend énormément de choses au travers des jeux) auxquels est ajoutée un partie de fiction dans laquelle on peut facilement s’identifier. Le tout, saupoudré d’une pointe d’ésotérisme, de légendes et de magie, résulte en une série toute aussi addictive qu’un « Game of Throne » ou « Julie Lescaut ».
De plus, de nombreux personnages historiques réels tels que Richard Cœur de Lion, Léonardo Da Vinci, Cesare Borgia, ou encore Gilbert du Motier de La Fayette interagissent avec le joueur pour faire avancer l’histoire, ce qui renforce la crédibilité du scénario.

"Frère tkt j'ai rencontré une zouz là, j'vais lui tirer le portrait fissa
elle va rien capter poto ! J'vais l'appeler La Joconde OKLM !"
Léonardo Da Vinci
                                                                    Bref, histoire de ouf 
                                                                         + personnages de ouf
                                                                         + jeux de ouf 
                                                                         + américains 
                                                                 ---------------------------
                                                                         = FILM !
Mais... on a vu ce que ça donne les adaptations de jeux vidéo au cinéma...
« Super Mario », « Mortal Kombat », « Street Fighter », « Prince of Persia », « Tomb Raider », « Silent Hill », « Hitman », « Resident Evil », « Doom », « Max Payne », « Dead or Alive », « NEED FOR SPEED PUTAIN » !
Alors « Assassin’s Creed » relèvera-t-il la piètre qualité cinématographique de jeu vidéal (oui, vidéal) ?

DE QUOI CA PARLE (pour de vrai cette fois) : Dans « Assassin’s Creed », le film, on oublie Desmond et ses ancêtres pour s’intéresser à Callum Lynch, lui aussi enlevé par le laboratoire pharmaceutique « Abstergo ».
Enfin pas toutafé, car ici Cal est un prisonnier condamné à mort pour meurtre.
Le jour de son exécution, le docteur Sofia Rikkin récupère son corps (pas vraiment mort du coup, grâce à un incroyable subterfuge : le liquide censé arrêter le cœur de Cal à été remplacé par un liquide qui l’a juste endormi AHHHH, incroyable) pour l’emmener chez Abstergo, société dirigée par son père.
Abstergo va utiliser l’Animus pour remonter 500 ans en arrière dans la vie de Cal, et ainsi retrouver Aguilar dans l’Espagne du XVème siècle.
Le but est simple : Aguilar est le dernier personnage connu à avoir été en contact avec « la pomme », reste à savoir où il l’a cachée !
"Bien mon fils, je sais que vous êtes majeur alors on va tâcher
de faire ça vite..."
ET DONC ? : Dit comme ça, la licence « Assassin’s Creed » semble être parfaitement respectée.
Pourtant, de (trop) nombreuses libertés ont été prises à mon goût sur ce film.
Rappelez-moi donc de vous parler de : Aigle, Violence, Musique, Visuel, Pédagogie, Personnages familiers.
Mais avant, le public ciblé...
Parce que non mesdames messieurs, le film ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est là le premier reproche que je lui ferai.
On aurait pu penser qu’un scénario aussi réfléchi, crédible et réaliste que l’est celui du jeu toucherait un public aussi large que celui de Dan Brown par exemple (univers similaire,  science-fiction en moins). Mais... non.
La manière dont les faits sont relatés ne s’adresse qu’à un seul public : les joueurs.
En effet, seules les personnes étant déjà familières avec les termes, les personnages, les lieux et les « objets » (machines, artéfacts, armes) profiteront vraiment du film pendant que les autres se demanderont encore ce qu’est l’Animus...


Parce que c’est LE soucis majeur du film : il n’explique rien...
"Vous zavez pas oublié le I.M à Animus là ?"

On se retrouve devant l’Animus (pour ne prendre que cet exemple), et Marion « Sofia » Cotillard nous explique en 2-4-6 que cette machine va lire la mémoire génétique de Cal...
Hum..
ok...
pourquoi ?
non ?
Idem pour l’arme principale des assassins, la lame secrète (sorte de gros bracelet duquel jaillit un couteau permettant de tuer en toute discrétion), qui est collée sans aucune raison à notre cobaye juste avant de connecter ce dernier à l’Animus. Puisque que je le rappelle, tout n’est que souvenir...
Et puis l’Animus du film... Non mais c’est quoi ce truc ?... bon, même pas envie d’en parler...

Au moins du côté de « la pomme » on y passe des heures !
Ca, pour nous dire à quoi elle sert et pourquoi les méchants-pas-beaux la veulent, on est au courant !...
Par contre, on ne nous parle jamais de « ceux qui étaient là avant », et c’est dommage car c’est personnellement l’intrigue que je préférais dans les jeux.
On ne nous dit pas non plus comment les Templiers ont découvert que c’était un ancêtre de Cal qui avait eu « la pomme » en dernier...
Bref, pour suivre le film, va falloir réviser un peu avant (le début de ma chronique devrait vous y aider) !

En vrac 1 : l’aigle.
Je sais que le symbole de l’univers d’« Assassin’s Creed » c’est l’aigle, pour sa grâce, son esprit libre, sa beauté, etc. Mais dans les jeux, l’aigle n’apparaît quasiment pas en tant qu’animal... Il est évidemment rappelé en tant que symbole (la capuche, les logos, les bruitages) mais c’est tout !
Alors qu’ici (dans le film), il vient pour matérialiser le changement d’époque entre 2012 et le XVème siècle.
Autrement dit 5 ou 6 fois en 2 heures de film !
L’aigle n’est donc plus un symbole mais un accessoire inutile qui perd toute sa splendeur, et en fin de compte son « message »...
D’ailleurs, ça nous amène au point suivant.

"CUIT CUIIIIIIIIIIIIIIT !!!!"
En vrac 2 : le visuel.
Bon, c’est vrai, esthétiquement « AC » est plutôt réussi. Les acteurs sont classes, les costumes et accessoires sont sublimes et fidèles aux jeux, quant aux lieux, ils sont très bien choisis (ou créés lorsqu’il s’agit de décors.
Mais certains plans se rapprochent plus du foutage de gueule de la démo technique que d’un plan de transition. Et c’est justement à cause de cette histoire d’aigle.
En effet, à de (trop) nombreuses reprises, lors des transitions d’époques, on (le spectateur) survole le décor aux côtés d’un aigle.
Sauf que ces séquences durent vraiment trop longtemps et n’apportent absolument rien à l’histoire. Pire, je trouve qu’elles cassent totalement le rythme, ce qui est vraiment dommage..
Alors, je sais bien que lorsqu’on met autant de bif dans le budget décors & effets spéciaux on est tout fier de le montrer à l’écran, mais là ça donne ça :

- Eh Thierry, met moi des effets de fumée sur les 500 figurants qu’on a payé à gueuler sabre à la main dans le studio qu’on a loué une fortune !
- Azy J.M (Jean-Michel), on les verra même pas tes 500 figurants t’façons !
- T’inquiète, j’vais te coller un aigle qui va survoler toussa pendant 5 minutes, tu verras que les spectateurs y z’auront même le temps de tous les compter HAHAHAHA !
- ...
- Tiens, du coup, ajoute des flammes aussi ! Et oublie pas le sang hein, je ferai des zooms !

Ce qui nous amène au point suivant.
"Bon les gars derrière Chabal agitez bien les drapeaux hein,
genre match du PSG !"
En vrac 3 : la violence.
Parce que justement, autant c’est un film qui parle d’assassins, de mort et de combat, autant là, la violence est un peu trop présente.
Je m’explique.
Dans les jeux, la violence SERT l’histoire de façon à la faire avancer.
Ici, c’est l’histoire qui sert à faire avancer la violence.
Les personnages se battent tout le temps, il y a du sang en veux-tu en voila, des plantages de couteaux (entre autres) par-ci, par-là et Marion Cotillard...
Non laisse tomber, c’est vraiment trop violent !
Et c’est vicieux à tel point que même le prétexte de la mission d’Abstergo est de trouver un remède à la violence... PAR LA VIOLENCE !!!!
Mais MDR !
Bref, c’est gratuit et ça nous amène au point suivant.

Tuer tout le monde ou juste s'enfuire, il faut choisir..
En vrac 4 : la pédagogie.
Comme je l’ai dit au début de mon roman (désolé, j’écris avec le cœur... et un clavier), les jeux « AC » sont extrêmement enrichissants. On y apprend énormément de choses. Personnellement, ils m’ont vraiment donné envie d’en savoir plus sur la Troisième Croisade, la Renaissance italienne ou la Révolution américaine.
Mais dans le film... point d’instruction.
Pourtant à deux doigts de pieds d’effleurer l’Inquisition espagnole, le film se concentre uniquement sur l’histoire des personnages (fictifs en plus) et nous laisse vraiment sur notre faim...
[MINI SPOILE ICI :
Le PIIIIIRE, c’est qu’on comprend vers la fin que « la pomme » a été remise à Christophe Colomb pour qu’il la cache (en Amérique donc, puisque c’est avant son départ, ce qui fait bien le lien avec le 3ème épisode du jeu, au passage), mais le nom de ce dernier n’est prononcé que DEUX FOIS dans TOUT le film...
Frustrant !
FIN DU MINI SPOILE]
Ce qui nous amène à notre avant dernier point.
Dans "Unity" on revit même la prise de la Bastille.
En vrac 5 : les personnages.
Bon, c’est un nouvel épisode d’« AC » qui colle bien à la série de jeux donc ok, pas de soucis pour introduire des tonnes de nouveaux personnages.
Mais par contre, en tant que fan du jeu - et je pense que je peux parler au nom des nombreux fans de la saga -, quelle déception de ne pas voir apparaître (même en guest, merde) des personnages venant des jeux...
Et piiiiire
[MINI SPOILE ICI AUSSI :
Vers la fin du film, quand tous les cobayes assiègent Abstergo et que Cal les voit au travers de leurs ancêtres (par un tour de passe-passe inexplicable et inexpliqué lui aussi), il n’y a pas l’ombre d’un Altaïr, ni d’un Ezio, ni d’un Connor, ni rien !
Pourtant quel dommage car on voit clairement des assassins de toutes les époques apparaître, et on a beau chercher... rien... trop deg’ !
« RT SI CEY TRIST »

FIN DU MINI SPOILE]
Ce qui ne nous amène pas au dernier point que je voulais aborder.
L'une des scènes les plus belles de la série : Altaïr, l'ancêtre le plus ancien
lègue son héritage à Ezio, 300 ans plus tard.
Une scène comme il n'y en n'a pas dans le film :(
En vrac 6 : la musique.
Pour tout vous dire, je suis un passionné de bandes-originales. J’en ai plein mon iPod et j’adore écouter ce genre de musiques. Elles m’aident à me replonger dans les films ou les jeux que j’ai adorés et certains compositeurs me donnent la chair de moule à chaque BO.
John Williams, Hans Zimmer ou Harry Gregson Williams au cinéma sont parmi mes grands fav’.
Jesper Kyd, premier compositeur de la BO des jeux « AC », avait réussi à créer un univers sonore incroyable (pour un jeu à petit budget auquel personne ne croyait au moment de la sortie du premier volet).
C’est lui qui m’a donné envie de télécharger illégalement d’acheter toutes les BO des jeux « AC » et de les aimer tant.
C’est donc d’une lourde tâche (selon moi) que Jed Kurzel est chargé ici...
Voilà, maintenant vous avez
même la jaquette !

Et justement, je trouve qu’il manque quelque chose.
Si la BO de cet « AC » est toutafé honorable, elle manque cruellement d’âme.
La musique est très bien utilisée, rythmée, puissante, mais elle manque de... vous savez ce... enfin... ce petit rien qui fait ce grand tout !
Peut-être qu’un thème musical aurait été sympa pour « habiller » le film, à la manière du thème différent qui est créé pour chaque épisode vidéo-ludique...
Dommage car voilà un album que je ne téléchargerai n’achèterai pas...

ALLEZ, on va conclure car je sais que c’est « un peu » long.
Je n’ai pas détesté « AC », loin de là et bien au contraire !
En fait, j’ai bien aimé le film. Il tient toutes ses promesses et est à la hauteur !
Mais, en tant que fan absolu, j’avais des attentes encore plus grandes qui ne pourraient probablement être satisfaites par aucun réalisateur ou acteur.

De plus, d’un point de vue toutafé subjectif, le film respecte très bien l’univers des jeux et ses codes : l’histoire, l’action, les combats, les assassinats, et il y a même une scène de poursuite très bien faite qui rappelle vraiment celles des épisodes jouables !

Alors ma conclusion est simple : courez voir « AC » si vous connaissez un peu les jeux vidéo du même nom.
Pour les autres, il y a Michael Fassbender torse nu.
Bande annonce !

50 NUANCES DE GREY


A vue de nez, on se fout de ta gueule mon Gilbert...
INTRO : « On va s’aimeeeer, sur une étouaaale ou sur un oreillééééé ! Dans un bateau ou sur un vieux
radeaaaaauuuuu ! Je veux découvrir ton visaaageuuh, c’est l’amour d’aimmmmerrrr !!! »
Ahhhh l’amouuuur !
En ce mois de Saint Valentin, on peut remercier ce cher Gilbert Montagné, paix à son âme.
Gilbert si tu nous regardes (euh..), cette chronique est pour toi !

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: 50 NUANCES DE GREY !

DE QUOI CA PARLE :  Pour les mecs, le 14 février c’est : restaurant à 50€, cinéma à 20€, fleurs à 10€, si en plus après tout ça tu fourres pas, prie pour que tu puisses avoir le droit de lui coller une petite fessée !
Et c’est justement ce dont parle « 50 nuances de Grey ».
Christian Grey est un homme d’affaire qui a tout pour lui. Il est sexy, il est riche, il est jeune, bref, il est au top de sa vie. Sauf que... Grey a un « truc ».
Tout comme moi quoi...
Un truc particulier.
Mais pas particulier du genre : « Hey, tu viens ce soir on se fait une bière devant le match ?! »
« Ah non désolé les gars, ce soir j’ai poney. »
Mais particulier du genre : « Hey, tu viens ce soir on se fait une bière devant le match ?! »
« Ah non désolé les gars, ce soir j’attache des meufs au plafond pour leur faire le poney ! »
Oui, ce genre là...
Et cette fois là, Christian a jeté sont dévolu sur une petite étudiante toute fraîche et sans défense.
Vous vous en doutez, Cricri à bien l’intention de l’initier au plaisir du fouet (et du god miché de 50cm, et du taser, et des brûlures de cigarettes et... tsétéra etsétéra)...
Sinon pour les plus résistants, il reste Christophe !
C’EST BIEN OU PAS :  Déjà, le film est clairement destiné à faire saliver la gente féminine. Majoritairement adressé à l’ado prépubère, pubère (poilue même), la jeune femme classe, la beurette de chicha, la fatou, la coquine, la milf, bref à vous, mesdames !
Et oui, c’est surtout vous que l’on trouve dans les salles de ciné à ce moment. D’ailleurs, même les pubs d’avant-film s’adressent à vous ! 

Florilège de pubs:
- « Si vous n’aimez pas vos imperfections, quelqu’un les aimera pour vous . » Meetic.
FAUX : si t’as des furoncles sur la gueule, c’est MORT ! S’il te manques des chicos c’est MORT ! Si t’as une jambe plus longue que l’autre, c’est MORT !
- « Pourquoi Eve a t-elle succombé au fruit défendu ? Découvrez-le sur Adam et Eve.fr »
FAUX : la religion, c’est plus c’que c’était ! Entre les extrémistes et les God-michés, on sait plus où donner de notre corps !
- « Chez Attractive World, nous pensons que chacun a un petit plus. Attractive World, pour célibataire exigeant ! »
FAUX : quand t’es célibataire, t’es PAS exigeant, tu tapes dans tout, même les fins de soirées, et surtout si tu as « un petit truc » !
Je sais pas où se trouve cette salope, mais elle a intérêt à ne pas oublier le pain !
Alors malgré cela, est-ce que j’ai aimé ?
Et bien non... Le film n’est pas franchement nul mais prouve une fois de plus qu’il ne faut pas toujours adapter un livre au cinéma. Le rendu à l’image n’est pas terrible, les acteurs ne sont pas super crédibles, et le fait que leurs sentiments soient joués (au lieu d’être imaginés par le lecteur) empêche l’identification, et donc, d’y prendre aussi du plaisir.

"Désole du retard, j'ai du prendre la ligne 4 pour arriver jusqu'au salon !"
Quoi qu’en terme de plaisir, j’ai réussi à être plus excité en regardant le dernier épisode de « La belle et ses princes » que devant ce « 50 ». En effet, Grey fourre la jeune pucelle au bout de 40 longues minutes de film et, à part un minou très poilu et des nénés, le film n'est pas franchement censurable...
Le seul truc qui m’ai vraiment gêné ? La fille, c’est moi ou... ELLE PORTE LA MÊME PUTAIN DE CULOTTE TOUT LE LONG DU FILM !!!!
-"C'est écrit Jeudi sur ta culotte !"
-"Et ?"
-"On est Lundi..."

CON-CLUSION : Et bien voilà, je l’ai vu. Et pour la science hein, c’est pas que ça me faisait envie ! Même si l’idée de me dire qu’un bon coup de tatane dans la gueule de ma femme lui donnerait du plaisir !

Bon ok, je suis un peu violent, mais en même temps, Ana (dans le film) est toute trempée au moindre
effleurement de Grey. Elle tombe amoureuse en une minute (véridique hein) et finit attachée en 3 jours (véridique encore !), c’est pas génial ça, niveau fantasme...
Quoi qu’il en soit, ne perdez pas votre temps devant « 50 ». Si vous êtes une femme et que vous êtes émoustillée par ce film, qu’est-ce que ça va être quand vous découvrirez Youporn ?!
Si vous êtes un homme, je connais une autre Grey bien plus intéressante : Sasha, Sasha Grey ;)

Bande annonce !

DOUBLE DRAGON


En ce jour de brocante, regardez ce que j'ai trouvé !
Comme me l'a si bien dit le vendeur:
_"tri bon film mon frire, jti jure ci seulemon ciquonte contimes!"

J’imagine que ce que voulait me dire cet autochtone se traduirait par:
_"Bonjour
cher promeneur, laissez-moi vous conseiller dans votre démarche de recherche cinématographique. J'ai ici un exemplaire unique d'un long métrage nord américain d'une rare réussite. Je me permets, et avec regrets, de vous le céder moyennant finance et ainsi contenter votre insatiable soif de divertissement visuel et ce, pour seulement 50 de nos chers centimes!"

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DOUBLE DRAGON !

Si vous me lisez régulièrement (faites-le sinon je vous envoie une lettre avec dedans un dessin de tête de mort tellement terrifiant que même pas vous oserez ouvrir l’enveloppe... pour savoir que dedans, y’a un dessin de tête de mort tellement terrifiant...).
Si vous me lisez régulièrement donc, vous aurez remarqué que je n’écris pas que des critiques de films récents. En fait, j’aime aussi parler, et vous faire partager des films qui ont marqué ma jeunesse.
Enfants des 90’s, je pense avoir grandi dans la période la plus cool que l’on puisse imaginer. Les programmes TV étaient géniaux, la musique de l’époque (qu’on le veuille ou non) a inspiré celle d’aujourd’hui, on avait de super jouets, la technologie était tout juste assez avancée pour nous faire rêver mais pas assez pour nous paralyser, et les stars de l’époque avaient ce petit truc que n’ont quasiment plus celles d’aujourd’hui... attendez, comment ça s’appelle déjà ? Roooh le mot c’est... ah oui, LE TALENT !

Voilà toute notre enfance...
Bref, vous penserez peut-être que je suis vieux (jeu), mais c’était mieux avant !
D’ailleurs, j’y suis en partie resté, moi, dans les 90’s ! Je joue plus au « retrogaming » qu’aux jeux vidéos modernes, j’écoute beaucoup de musique dite « old school », je regarde souvent des séries dites « à l’ancienne » et les couleurs de mes vêtements sont tellement flash que quand j’me fais contrôler sur le périph’, ils me demandent « on vous doit combien pour l’amende ? »
Enfin... je vous raconte ma vie, merci de me lire (j’avais plus de Curly t’façon).


Parmi les films qui ont marqué mon enfance, dans les 90’s, ceux avec VanDamme étaient les plus importants. Je ne vais pas revenir dessus mais j’ai déjà chroniqué deux d’entre eux. « Bloodsport » et « Street Fighter ». Ce dernier notamment, fait partie des adaptations cinématographiques de jeux vidéo. Un genre dont nous avions parlé dans la chronique correspondante. Et si j’ai parlé des autres « Mortal Kombat », « Super Mario » ou « Resident Evil », j’ai aussi effleuré l’idée de parler plus longuement de « Double Dragon ».

"Tu crois vraiment qu'ils vont gober ça?!"
« Double Dragon » est un jeu vidéo sorti à la toute fin des années 80. Il s’agit d’un « beat’em all », en gros le personnage avance de tableaux en tableaux en défonçant tous les ennemis qu’il trouve sur son chemin.
Dans le jeu, Marian, la petite amie de Billy Lee, se fait enlever par un gang dans les rues futuristes d’un Los Angeles post apocalyptique.
Billy et son frère JUMEAU, Jimmy, spécialistes en arts martiaux (non parce que si leurs spécialités avaient été la couture et le tricot, ça aurait moins bien marché) vont donc s’allier pour aller chercher la greluche qui s’est encore promenée toute seule en jupette dans les ruelles sombres et glauques de Saint-Denis (L.A. pardon !).
Ca, c’est pour le jeu ! Véritable révolution pour l’époque, « Double Dragon » est le premier d’une trèèèèèès longue lignée de « Beat’em all » auxquels nous avons tous joué au moins une fois ! « Streets of Rage », « Final Fight », « Golden Axe » pour les plus gros des années 90. « Devil Mae Cry », « Onimusha », « Bayonetta », ou les derniers « Batman » pour les plus récents !

Capture de "Double Dragon II"
Mais, la légende d’un jeu vidéo peut-elle se reproduire au cinéma avec une adaptation ?
Pas si sûr.
Avant de commencer le massacre, avouons que « Double Dragon » (le film) a une chose pour lui : il est sorti à la période idéale. Dans les années 90, et dans le cinéma dit « moderne », tout était à faire. Les effets spéciaux commençaient tout juste à sortir de l’ombre, les scénarios et folies des réalisateurs prenaient tout juste vie et surtout, l’accessibilité se limitait à la sortie ciné, la sortie VHS et parfois, un passage TV. C’est tout.
Par conséquent, si l’on voulait voir un film, il fallait s’en donner les moyens. Aujourd’hui en 3 clics et 3 minutes, le film est dans votre ordi, ça désacralise tout de suite l’effet.

Qui veut une fesséééééééée?!
Pour ce qui est de « Double Dragon »...
En fait, « Double Dragon » est au cinéma « moderne » ce que Derrick est aux films d’actions.
Il possède tous les ingrédients pour remplir la recette : intrigue captivante (une nana qui se fait captiver quoi), un (ou deux et croyez-moi, ce n’est pas de trop) héros, un peu de magie (le médaillon renferme un pouvoir incroyable, tellement incroyable qu’au final on n’y croit pas !) et bien sûr des combats monumentaux  (surtout « mentaux » en fait !).

"Gnéééé nagnééé la médAAAAILLE"
(avec tout le respect que je dois aux trisomiques)
Sans le maquillage, les Bogdanov
c'est vraiment plus ce que c'était!


L’histoire du film est quelque peu différente du jeu.
Ici, Billy et Jimmy Lee sont aussi jumeaux que les frères Bogdanov, aussi virils et musclés que les frère Gibb (les Bee Gees) et aussi drôles et humoristiques que Kev’Adams !




En gros, un médaillon sacré appelé « Double Dragon » renfermerait sur chacune de ses deux parties le pouvoir de la force physique et le pouvoir de la force mentale...
Séparés depuis des millénaires, un méchant-pas beau s’empare de l’une des deux parties et recherche évidemment l’autre... détenue par nos deux crétins des Alpes.
Durant tout le film, nous assistons donc à une chasse à la médaille entre le méchant blond et les deux travelos... Alors attention, quand je dit « chasse à la médaille », je pense bien sûr à une chasse à la médaille Olympique hein, comme à Sotchi ! Bon ok, je fais plutôt référence au coté paralympique de la chasse mais c’est tout comme !
Entre course-poursuites de voitures en cartons, combats de cour de récré, histoire d’amour à l’eau de chiotte, musique de fin de soirées SM (Sodos et Moustaches, non sans dec', écoutez la musique de la bande annonce, elle est TRÈS représentative!) et effets spéciaux dignes d’un youtubeur, le cocktail concocté aura de fortes chance de vous laisser un goût très amer !

Il y a un soucis dans mon film?
Pourtant, ils ont tenté un truc ! Jason Patrick qui venait d’être une star grâce à « Terminator 2 », Mark Dacascos auréolé avec son film « Crying Freeman » et Alyssa Milano au top de sa gloire grâce à la série « Charmed » ! Basé sur un jeu vidéo mondialement connu, flottant, sur le succès des adaptations ciné de jeux vidéos, et réalisé par James Yukich !
Normalement on était bon là ? Attends... réalisé par qui ? James Yukich ? C’est qui James ?
Pour la petite info, Mr.Yukich (y’a « kitch » dans son nom, ça veut tout dire) est un réalisateur spécialisé dans... les concerts de musique !
Et oui, Mr.Kitch, sa spécialité, c’est de filmer des groupes sur scène ! Et donc pas des scènes de groupe justement !
Pour ma part, je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’un mec sorte un peu de ses habitudes pour s’essayer à autre chose, c’est important et ça marche pour certains !
Regardez Elie Semoun est aussi bon comique que chanteur, Nicolas Sarkozy est aussi bon magicien que politicien et Clara Morgane est aussi bonne actrice porno que bonne... tout court quoi...
En fait... non. « Double Dragon », c’est comme acheter un gâteau en poudre Maïzena. Tout est écrit au dos du paquet pour le réussir, vous suivez la recette au pied de la lettre avec tous les ingrédients et à la fin, c’est nous qui avons la diarrhée...

Bande annonce!

LA BELLE ET LA BÊTE


Raconter des histoires d’amour, c’est bien !
Raconter des histoires d’amour entre deux êtres radicalement opposés, c’est mieux !
Raconter des histoires d’amour entre deux êtres radicalement opposés et liés par la domination de l’un sur l’autre, c’est encore plus mieux !
Raconter des histoires... OUI BON VOUS AVEZ COMPRIS...
Mais raconter des histoires d’amour entre une belle et une bête... faut vraiment qu’on me donne le nom de son dealer à l’auteur...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LA BELLE ET LA BÊTE !

Et quand je parle de dealer, je n’en parle pas seulement pour faire une enième vanne vaseuse dont moi seul ai la recette !
Je pense, en effet, que si - de base - l’histoire de « La Belle et la Bête » est un conte sublime, le côté métaphorique et féérique (évidemment c’est un conte hein) n’a de sens que s’il est écrit...
Je m’explique. Si vous lisez le conte, les descriptions de la Bête et de ses lieux seront construits et imaginés dans VOTRE tête. Ce qui signifie que la Bête et ses lieux seront façonnés à VOTRE image ! C’est vous lecteur, qui avec votre propre culture, vos propre peurs et vos propre « fantasmes » de bête qui allez lui donner vie !
En plus j'aime pas ma gueule le matin...
A ce titre, je pense que l'image qu'un occidental se fera de la Bête sera forcément différente de celle que se fera un oriental ou un asiatique. Et c’est ce qui est beau. Car, dans le livre, la Bête est toujours décrite de la même manière : « Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. » et ce, quelle que soit la traduction !
Et j’en viens là où je voulais en venir (haha), l’adaptation au cinéma d’un tel conte pose un problème qui va forcément jouer sur le spectateur : l’identification.

Moi c'est Bonne, BELLE, pardon!
Si Belle reste une fille jolie, douce toussa toussa à laquelle on peut à peu près tous s’identifier, l’image de la Bête, elle, est en fait la représentation que s’est faite le réalisateur, et donc pas nous ! Et cela pose un réel soucis car la Bête est censée être terrifiante, effrayante, mais si le réalisateur a donné une tête de lion à sa Bête et que moi, les lions, je trouve ça mignon... ça ne fonctionne pas...
Vous avez donc bien compris le premier problème de ce film (à mon goût), et qui vaut pour
toutes les autres adaptations de « Le Belle et la Bête », et des contes en général.
C'est moi où... on a des têtes de culs?
Passons donc au second problème, le vrai, le grOs, l’énOOOOORME : LE FILM !
Nous parlerons un peu plus loin de l’aspect visuel du film, mais intéressons-nous d’abord à sa construction quelque peu... bancale.
D’abord, le scénario.

Ok, c’est un conte imaginaire.
Ok, il en existe 8 autres adptations, les plus connues étant la version de Jean Cocteau de 1946 et la version de Disney en 1991.
46>91>14 (et le numéro complémentaire...)
Ok, le film se veut le plus proche possible de la version Livre (de DeVilleneuve en 1740).
MAIS, le nombre d'incohérences scénaristiques est tellement énorme que ça en devient gênant !
Je vais donner deux exemples parmi la bonne 20taine que je pense avoir relevé.
Premier exemple : lorsque Belle se réveille dans une chambre inconnue, épuisée de son long « voyage » nocturne jusqu’au château de la Bête, elle trouve dans sa geôle une belle robe de princesse sur un mannequin.
Et vous savez ce que fait Belle en la voyant ? (Quoi ? Qui a dit « elle la met sur Le Bon Coin » ?!) ELLE LA MET TOUT COURT!
N-O-R-M-A-L !
Deuxième exemple : la Bête a envoûté le cheval du père de Belle pour que, lorsqu’on lui murmure à l’oreille une formule magique, il aille de lui-même au château !
Plus tard dans le film, un brigand veut aller piller le château de la Bête, monte sur son cheval et murmure ladite formule à l’oreille de sa bestiole, cette dernière s’exécute... ALORS QUE C’ÉTAIT MÊME PAS LE MÊME CHEVAL PUTAIN !!!
Et j’en passe des molles et des pas mûres...
Héhé, t'as beau être con, tu l'a sens la douleur!
Continuons avec les acteurs qui jouent... trop...
Trop est un euphémisme...
En fait, « La Belle et la Bête » est un film français, avec des moyens américains.
Et vous savez quelle image colle aux films français (hors comédies) comme des morpions sur la verge d’un Rom ? Un très mauvais jeu d’acteur !
La ver... OUPS!
Oui, il faut se le dire, le jeu français est mauvais ! (évidemment pas tous hein, mais en grande majorité). Et « La Belle et la Bête » ne déroge pas à la règle !
-Léa Seydoux, (ATTENTION VANNE HARD-CORE) après avoir bouffé de la chatte avec Adèle tente de s’attaquer à un gros chat > Raté !

-Vincent Cassel, en prince vaillant et Bête puante, (ou prince puant et Bête vaillante ça marche aussi) merci qui ? Merci les images de synthèse > Raté !
-André Dussollier, père aimant qui perd sa fortune en mer (pourtant 6 enfants, ça paye les alloc’) et cherche un retour à la dignité en allant... cambrioler un château > Raté !
-Audrey Lamy, drôle dans « Scène de ménage », dramatique dans « La Belle et la Bête », ici aussi, l’inverse fonctionne parfaitement... > Raté !
-Je passerai mon chemin et ne perdrai pas mon temps avec tous les acteurs secondaires aussi médiocres que... secondaires !!
Je pense particulièrement au méchant de service Eduardo Noriega (Perducas dans le film) ou la voyante Astrid qui donne pas franchement envie de connaître son avenir (ni même la fin du film en fait...)
_ HAN! Comment peut-on dire des choses pareilles!
_ La ferme greluche!
Finissons quand même avec une note positive du film, le visuel.
Car il en faut bien une, alors soulignons-la !
Si « La Belle et la Bête » ne brille pas par son originalité ou son interprétation, l’aspect visuel, lui, est sublime !
Je dois l’avouer, j’en ai vus des films à effets spéciaux dans ma vie, mais là, il est clair que celui-ci est l’un des plus beaux !
Les décors, les costumes, les effets spéciaux et les images incrustées sont de toute beauté!


C’est beau, coloré, réaliste, et le réalisateur a souhaité un décor proche de l’univers d’Hayao Miyazaki («
 Voyage de Chihiro », « Mononoké »...) qui est en effet très réussi !
Pour tout vous avouer, je ne suis resté dans la salle que pour la claque visuelle que j’ai prise (en tendant l’autre joue d’ailleurs) et que je ne regrette pas.
Pour le reste... il y a Mastercard (pour les Pop corn et le Coca).

J'aime regarder des fonds verts!
En conclusion, si vous avez une carte cinéma illimitée (comme moi), ou que vous êtes riche (pas comme moi), allez voir ce film juste pour faire honneur au travail des artistes qui l’ont réalisé.
Sinon, passez votre chemin et déconnectez quand même vos cervaux de la réalité en regardant un peu de télé-réalité devant « la Belle et les Princes »...


Bande annonce!