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DISCOUNT


Je crois ne pas avoir de vanne
pour cette "offre"...
INTRO : Vendeur : « Venez, venez ma bonne dame, il est gros mon saucisson, il est beau mon saucisson, il est dodu mon saucisson mais SURTOUT, mon saucisson, il est en promo ma bonne dame ! OUI !! Une superbe promo sur toute la gamme de sauciflard ! »
Bonne dame : « Vous avez pas plutôt des films ? En promo hein les films »...

Malheureusement...
il en avait...
des films en promo...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DISCOUNT  !

DE QUOI CA PARLE : Les employés du supermarché « Discount » voient leurs emplois menacés par l’arrivée de caisses automatiques et de grosses restrictions budgétaires...
Pour faire face à cette menace et arrondir leurs fins de mois, ils s’organisent pour créer une épicerie solidaire dans laquelle ils revendent les invendus « volés » au magasin à des prix défiant toute concurrence (et même Lidl, c’est dire...)
"Et notre chaleur humaine? Notre joie de vivre et nos sourires?
Elles en ont les caisses automatiques ?!"
C’EST BIEN OU PAS : Alors ok, c’est la crise, on est tous dans la merde, c’est compliqué de joindre les deux bouts ("les deux bouts" de quoi d’ailleurs, c’est quoi cette expression !), du coup on essaye tous d’arrondir nos fins de mois (nos débuts de mois pour certains, snif) en ayant une activité extra-travail... Bon, certains volent de la bouffe, d’autres vendent sur « Le Bon Coin », moi c’est la drogu... mais BREF, on fait ce qu’on peut hein...
Le Bon Coin, c'est trop swagg, kikoo-lol, oklm, aïe !
C’est alors que je me suis dit qu’une petite comédie détente au ciné (ça faisait longtemps) me ferait un peu de bien, en plus le sujet est intéressant...
Sauf que...
Sauf que putain... c’était PAS une comédie !!! Pour UNE fois... une SEULE fois que je ne regarde pas les bandes annonces et vais « à l’aveugle » au ciné juste en faisant confiance au pitch... BIEN VU L’AVEUGLE !
Donc, après m’être fait royalement escroqué, au bout de la 5ème minute de film et après m’être dit : « tiens, ça se passe dans le ch’nord, et y a toujours pas de vanne... ça doit être sérieux... »
Merde, ça l’est...
Donc, je me retrouve devant un film « normal », avec une histoire « normale », un drame « normal » et des acteurs « normal » (ça va, c’est pour la rime !).
"Bon, voilà tout ce qu'on a pour faire un film..."
Résultat, j’avais l’impression de me taper un énième épisode de l’émission « Striptease » (pour les vieux comme moi) ou « Tellement vrai » (pour les jeunes pas comme moi), avec des ploucs comme on en trouve à tous les coins de rues, qui galèrent et qui trouvent une solution de secours pour s’en sortir (à peine au final...).

CON-CLUSION : Film pas drôle, trop réaliste, ennuyeux et longuet... grosse déception pour ce « Discount » qui avait pourtant de bons arguments pour séduire un écolo anti-gaspillage comme moi.
Un scénario intéressant voguant dans les rayons du gaspillage des supermarchés pendant que le peuple a faim.
Un côté « solidaire » fortement prononcé, qui en ces temps d’union nationale ne peut que faire du bien.
M’Barek Belkouk, un comédien pour qui j’ai beaucoup de sympathie, surtout depuis « La Marche ».


Et pourtant...
Malgré une fin très réussie et qui rattrape assez bien les faiblesses du rythme ou des dialogues notamment, le film reste très ennuyeux et répétitif...
Mais répétitif genre « CHRISTINE EST DEMANDÉE A LA CAISSE 2, CHRISTINE EST DEMANDÉE A LA CAISSE 2 ! »
Au final je me retrouve très déçu et presque content de retourner dans la réalité une fois sorti de la salle de cinéma.
Comme quoi, la prochaine fois, je prendrai un échantillon avant d’acheter pour ne pas me retrouver avec un film au rabais... 
 Bande annonce !


LA MARCHE

Je me souviens, quand j’étais au collège des cours d’Histoire-Géo !
J’étais très bon dans cette matière (celle-là et l’anglais en fait). Ces matières me faisaient voyager, m’évader (et j’étais secrètement amoureux de ma prof aussi, Madame Surin, un truc comme ça).
Bref, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie. Là où je voulais en venir, c’est que j’ai de vagues souvenirs de mes cours de collège, et dans ces fameux livres d’Histoire, on apprenait pas mal l’Histoire de France et celle du monde. Logique me direz-vous.
Les grandes dates, les grandes guerres, les grands peuples, bref l’Histoire avec un grand « H ».
Il arrivait qu’on parle aussi de grandes personnalités ou de grands évènements. Mais bizarrement, ces grandes personnalités ou évènements n’étaient que trop rarement français.
Non, en fait, ils ne l’étaient jamais. Pourtant nous sommes en France que je sache…

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LA MARCHE !

Hommage à Ganesh2
(et un peu à Pasteur aussi)

Si en France tout le monde connait de grandes personnalités comme Pierre et Marie Curie, Louis Pasteur ou Gustave Eiffel ; de grands évènements comme la prise de la Bastille, les grandes guerres ou le début du Loft sur M6, certains évènements sont passés à la trappe dans les livres d’Histoire.
Pourquoi ? Pourquoi certains grands noms, certains grands jours, certaines grandes luttes ne sont pas enseignés à nos enfants ?



En 1983, dans une cité dortoir de Lyon comme il en existe (encore malheureusement) beaucoup en France, le jeune Toumi Djaïdja tenta de protéger l’un de ses amis, attaqué par un chien de la brigade canine de le police. Pour ce geste, Toumi reçut une balle, tirée à bout portant par l’agent de police.
Cette bavure qui, heureusement, n’a que blessé notre courageux jeune homme devint le symbole d’une lutte dans la cité des Minguettes.
Toumi, déterminé, à en finir avec ce racisme ordinaire, s’engagea dans un combat contre cette France qui rejette ses enfants sous prétexte qu’ils ne sont pas « d’origine ».
Ce combat, il l’a voulu pacifiste au possible, et, avec l’aide de son entourage, il décida d’organiser une rencontre dans les villes et villages de France pour mettre fin aux clichés, et tout ceci à pieds.
Le vrai Toumi Djaïdja (droite)
en 1983 lors de "La marche des beurs"
Vous l’aurez compris, comme Gandhi et sa « Marche du sel »*, le film relate le marche de Toumi et ses amis à travers la France profonde, cette France qui ne sort pas de son village, cette France qui n’a jamais vu sa partie colorée, métissée, mélangée, cette France qui ne s’est jamais regardée dans un miroir…
*[La marche pacifiste qu’effectua le Mahatma pour tenter d’obtenir l’indépendance de l’Inde vis-à-vis des Britanniques.]

« La Marche » sortira en salles le 27 Novembre (oui, j’ai eu le droit de le voir en avant-première héhé), pour les 30ans de cet évènement majeur de l’Histoire de France.
Le film réalisé par Nabil Ben Yadir est un pur bijou !
La réalisation est d’une justesse magnifique, les personnages sont pour le plupart inspirés des vrais protagonistes des évènements de 83 et jouent d’une manière si vraie qu’on s’identifie parfaitement à eux. Evidemment, le fait de pouvoir s’identifier facilement rend l’histoire encore plus touchante, et si la majorité du film est teintée d’humour (M’Barek Belkouk et Jamel Debbouze y sont pour beaucoup), le drame qui se déroule sous nos yeux est pourtant bien pesant !
Le racisme, la violence, les agressions autant physiques que mentales sont particulièrement insupportables, et ce, quelle que soit la couleur de peau du spectateur.
La détermination de nos héros pour surmonter les difficultés et aller au bout de leur objectif est telle que l’on se surprend à les encourager, assis confortablement dans le fauteuil du cinéma !
Pour revenir à la réalisation, le film tourné en 35mm (soit avec de vraies pellicules et non en numérique) ajoute une touche de réalisme au jeu d’acteurs qui forcément n’ont pas droit à un nombre illimité de prises par scène. Du coup, les dialogues ne sont ni surjoués, ni trop calculés, et forcement le spectateur se sent plus proche. L’impression d’être l’un de ces marcheurs en est d’autant plus grande.
Avec autant de marche, ON PUE!
J’aimerais aussi vous faire part de deux points particuliers que j’ai vraiment aimés dans ce film :
-Le générique du début : Et oui, les films au cinéma sont rarement gratifiés d’un générique. « La Marche » en possède un particulièrement réussi qui met en scène la France colorée d’hier à aujourd’hui (aujourd’hui jusqu’en 83 hein) sur la très belle chansons de Charles Trenet « Douce France », aux paroles plus qu’adaptées au film…

-La musique : Composée par Stephen Warbeck, le compositeur du film « Shakespeare in love », excusez du peu, est juste sublime ! Elle colle parfaitement à l’action, tant douce qu’énergique, elle accompagne très bien la trame tant comique que dramatique du film.
Vite, vite, le film sort bientôt!
Il est temps de conclure, et ma conclusion va être directe !
Vous DEVEZ aller voir « La Marche » lorsque le film sortira !
Pourquoi ? Parce que c’est une partie entière de l’Histoire de notre France moderne qui s’est jouée en Octobre 1983 à la suite des évènements de la cité des Minguettes.
Pourquoi ? Parce que malheureusement, ce n’est pas dans les livres d’Histoire que vous apprendrez pourquoi ou comment cette marche contre le racisme et l’égalité a débuté, et s’est terminée.
Pourquoi ? Parce que le film bénéficie d’un casting coloré, un casting métissé, un casting qui représente notre France comme on l’aime, et comme le cinéma reste encore bien hésitant à la montrer.
Pourquoi ? Parce que croyez-moi, j’ai rencontré l’équipe du film lors de cette avant-première. Leur détermination à faire connaître cette histoire, leur envie, leur sincérité à faire bouger les choses m’ont complètement touché.
Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui dans la rubrique « j’ai testé pour vous » : j’ai marché, pour NOUS. Faites-en de même.
Bande annonce!