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L'ASCENSION


Nous sommes en mars 2016...
Cela fait maintenant 10 mois que je suis en voyage...
Un voyage incroyable... Un tour du Monde !
Un an à travers le globe, 17 pays, des paysages, des rencontres, des cultures aussi différentes que magnifiques.
Bref, un voyage qu’on ne fait qu’une fois dans une vie.
Nous sommes en mars disais-je, et je me balade dans les ruelles poussiéreuses et grouillantes de vie de Katmandou, avec ses bruits incessants de scooters, de cris d’enfants, de vendeurs de souvenirs et d’équipements sportifs, ses odeurs d’encens et de nourriture de rue...
A l’angle d’un bâtiment, je perçois pourtant une activité inhabituelle.
Un attroupement, des lumières artificielles, des « blancs »...
AHMEEEEEEED, JE T'AIMMME !!!!
C’est marrant, on dirait un tournage ?
Je m’approche en bonne commère, et en effet, ça m’a tout l’air d’être une scène de tournage, et d’un film français en plus !
Au fond de la ruelle, je vois l’acteur sur lequel les caméras sont braquées, un grand noir, mais impossible de distinguer son visage, il est de dos et a un énorme backpack...
Et puis il y avait ce type juste devant moi.
Barbe de trois jours, typé rebeux, l’air jovial et déconneur.
Je ne sais pas de qui il s’agit, et pourtant son visage m’est familier...
Il me regarde, je le regarde, malaise...
-Euh... bonjour... Ils tournent un film ici ?
-Salut ! Ouais, on tourne un film !
-Ah cool... j’ai l’impression de vous connaître mais impossible de savoir d’où...
-Ca m’étonnerait, mais je m’appelle Nadir, et on tourne un film sur mon histoire !
-OMG !


Huit ans plus tôt, Nadir Dendoune était le premier franco-algérien à atteindre le sommet de l’Everest, sans aucune expérience...



AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: L'ASCENSION !

DE QUOI CA PARLE : Samy est jeune, beau, sympa, mais... il est au chômage... et vit dans une cité du 93. Autant dire, pas les conditions idéales pour séduire celle dont il est fou amoureux depuis l’enfance : Nadia.
Nadia, elle, cherche « un mec qui assure ». Elle veut un mec qui ait un but, un taf et soit sérieux.
Samy serait pourtant prêt à tout pour elle, pour lui prouver qu’il n’est pas un « tocard ». A tout oui, même à gravir l’Everest s’il le fallait !
Sauf qu’elle le prend aux mots, et lui aussi du coup...
"Zarma tu vas monter en haut de l'Everest alors que tu galère
les 5 étages sans ascenseur ? LOL!"
ET DONC ? : Rooooh encore une histoire avec un mec de banlieue qui fait un truc de ouf, c’est relou à force... il peuvent pas faire des trucs normaux dans des films normaux avec Dany Boon comme tout le... non j’ai rien dit...
D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire en grande partie vraie !
Quand Nadir Dendoune, un « tocard » issu de banlieue qu’on ne regarde que comme l’« arabe » décide de prendre sa vie en mains, il ne le fait pas à moitié.
Traverser l’Australie à vélo ?
Check
Revenir en France à vélo (après 7 années en Australie) ?
Check
Réaliser un truc encore plus fou ?
Hum... voyons voir...
Manger un tube complet de harissa ?
Ecouter 5x de suite un album de Christophe Maé ?
Voter Sarko ?
NONNN, c’est pas encore assez... il fallait aller plus loin... gravir l’Everest tiens !
Et c’est cette partie de l’histoire que nous raconte « L’ascension », inspiré du livre de Nadir Un tocard sur le toit du monde.
Dans le film, Samy le fait pour les beaux-yeux de Nadia. Dans la vie, Nadir l’a fait pour prouver de quoi il était capable !
Et le film, venons-y justement.
«L’ascension » est tout simplement une pépite !
L’histoire est extrêmement prenante et l’interprétation d’Ahmed Sylla (Samy) parfaite.
Je dois avouer que je connaissais mal l’acteur/humoriste, et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté d’un tel personnage, moi qui suis fan d’humour et de one man show !
En voyant l’affiche du film, on peut se dire « waaaah ils ont quand même vachement forcé sur le sourire Colgate quand même » ! Mais... Ahmed Sylla c’est ça ! Une étoile qui brille (ok une étoile noire, c’est rigolo hahaha -_-‘ ).
Ahmed Sylla sourie tout le temps, toujours, il est jovial, gentil, bienveillant, et a ce regard d’enfant que beaucoup d’adultes ont perdu !
Ahmed Sylla attire et fascine par sa bonne humeur et son émerveillement constant !
Et je ne dis même pas ça qu’en référence au film ! J’ai regardé son spectacle « Avec un grand A » et c’est le même sentiment qui m’a traversé à son égard. Ahmed Sylla est solaire, et en cela il capte l’attention car « les gens sont toujours attirés par le soleil et la chaleur » (dixit mon assistante).
Pour en revenir au film, l’histoire est toujours racontée de manière drôle et légère, et on se surprend même à rire à des vannes pourries ! En même temps avec Waly Dia et Kevin Razy au casting, ça aide !
Et puis, quand les choses sérieuses commencent pour notre héros, on ne rigole plus. On s’accroche à son siège et on frémit devant ces images de montagnes à couper le souffle.
 
Dites cheeeeeeeeeeeese !
Et le souffle coupé, on l’a très souvent surtout qu’il est difficile de respirer quand les larmes coulent...

Bah oui car, comme le dit Samy « de là où je viens, il n’y a pas de deuxième chance », il ne peut donc pas y avoir d’échec, et la rage avec laquelle Samy (et on l’imagine Nadir) atteint son but (on s’en doute forcément) est belle, très belle même !
Bref... je sais que tout ce que vous retiendrez de cette critique sera que j’ai pleuré comme une fillette à la fin, mais je crois que pour le garçon du ghetto que j’étais, je comprends bien ce qu’il se passe dans la tête d’un mec qui n’a qu’une seule chance, et qui ne la lâche pas.
En conclusion, courez, COUREZ voir « L’ascension » pour l’histoire, pour Ahmed Sylla, pour le voyage que la beauté du film nous offre, et pour prendre une leçon : « à cœur vaillant, rien d’impossible »
Bande annonce !

CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD


Vous savez, j’ai un souci avec l’écriture...
Je ne comprends pas pourquoi il m’est si facile de trouver l’inspiration dans l’humour et l’écriture quand le film est naze, alors que quand il me plaît, j’arrive à peine à aligner deux mots (même d’amour dans un chocolat...)
Et c’est sûrement pour ça que j’ai eu tant de mal à vous pondre la critique qui va suivre...
Non pas que je n’aie pas eu l’envie de vous faire partager mon ressenti, mais je ne savais pas comment l’exprimer...
C’est donc un mois tout pile après avoir vu ce film en avant-première dans la magnifique salle privée de Canal + que je me décide enfin à prendre mon ordi, mes clics, mes clacs et...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD !

DE QUOI CA PARLE : C’est une histoire comme il en existe beaucoup, en vrai, dans la vraie vie des vrais gens. Une histoire qui vous rappelle que le cinéma, ce n’est pas seulement des robots intergalactiques, des flics en costard qui tirent méchants et gonzesses, ou des animaux qui parlent...
Le cinéma, c’est aussi fait pour mettre en Lumière (avec un « L » majuscule, comme les frères qui l’ont inventé pour ça) le quotidien du spectateur pour qu’il sache qu’il n’est pas seul et que d’autres partagent une vie similaire.
Denis Patar, lui, est cet homme qu’on appelle « papa », du moins, ses deux filles : Janine et Mercredi.
Sauf que le Denis est seul pour les élever. Et pour subvenir à leurs besoins, il n’a d’autre choix que de faire à lui tout seul le travail d’un papa et d’une maman. Professionnellement aussi d’ailleurs.
Mais quand Denis oublie une fois de trop d’aller chercher l’une de ses filles à l’école, c’est l’assistante sociale qui débarque...

"OOOHHH OH J'VAIS TOUT CASSEEEEEEERRR, SI VOUS TOUCHEZZZ
AUX FRUITS DE MES ENTRAILLES OOOH OOH"


ET DONC ? : Alors oui, vu comme ça, on dirait un téléfilm de Noël de TF1 ou un épisode de « Plus belle la vie », et pourtant... 
 Et pourtant, ce film est une comédie familiale comme il en existe encore trop peu ! Pour vous donner une idée « Cigarettes et Chocolat Chaud » est au cinéma français ce que « Little Miss Sunshine » est au cinéma américain.

Avec une justesse et une intelligence géniales, la vie ordinaire d’un papa célibataire nous est contée de la meilleure des façons.
Tout d’abord, c’est très drôle, l’humour est omniprésent dans le film malgré la gravité des évènements. Les personnages sont si attachants qu’on rêverait tous d’avoir Denis pour papa ainsi que Janine et Mercredi pour petites sœurs.
Quant aux tragiques évènements touchant les personnages, ils sont amenés d’une façon si naturelle qu’on a vraiment l’impression de les vivre en temps réel, notamment grâce à la superbe interprétation des acteurs (et croyez-moi, c’est très frustrant de se retenir de spoiler le film et de vous raconter ce qui arrive aux personnages) !
D’ailleurs, côté acteurs, on retrouve un Gustave Kervern magistral en papa-poule (en papa-dinde je dirais même vu le morceau), une Camille « Connasse » Cottin radieuse qui vous donnera des frissons jusqu’à la fin, et les jeunes Héloïse (Janine) Dugas et Fanie (Mercredi) Zanini ont sans aucun doute un très bel avenir ciné devant elles !


Bref, je vous conseille...
Non, en fait, je vous demande d’aller voir « Cigarettes et Chocolat Chaud » à sa sortie.
Oui parce qu’une belle histoire c’est bien, mais une belle histoire bien racontée c’est mieux !
Alors, je sais ce que vouvous dites : « quoi mais c’est pas possible que ce film soit si bien ! Surtout qu’on me dit dans l’oreillette que c’est le tout premier film de Sophie Reine (la réalisatrice) ? »
Et bien...
C’est vrai..
Ce film à un seul défaut...
Un gros d’ailleurs...
Il sort en même temps que « Star Wars Rogue One »...
Bande annonce !

RADIN !


-Bonjour madame, une place pour « Radin ! » sivouplé, tarif matin bien sûr !

-10,50€ s’il vous plait, et il est midi !

-euh... il est 11h59 chère madame UGC !

-Ah oui, mea coule pas ! 7,90€.

-Vous faites le tarif chômeur bien-sûr ?

-euh... oui mais...

-Et j’ai moins de 26ans évidemment !

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: RADIN !

DE QUOI CA PARLE : Eh oui, quel meilleur film à traiter qu’une histoire qui parle d’un sujet qui m’est si commun ?
[-Tu veux dire ta creuvardise ?
-ON DIT ECOLO PUTAIN !]
Bah oui quoi, je ne crois pas que le qualificatif de « pingre » me sied « juste » parce que je pratique la technique de « la Face B » (technique qui consiste à retourner les objets pour en doubler la durée d’utilisation comme les mouchoirs ou le PQ)...
Et puis quoi, partager la note au resto ou au café avec la fille qu’on « invite » c’est pas la fin du monde, VOUS AVEZ VOULU LE DROIT DE VOTE ET L’EGALITE DES SEXES ALORS FAITES PAS CHIER OU RETOURNEZ FAIRE LA VAISSELLE BANDE DE GROGNASSES*) !
Alors c’est vrai, je rate rarement une occasion de gratter un truc gratuit surtout que ce matin là, ils distribuaient des « sent-bon » à la sortie du métro (vous pensez bien que j’en ai gratté deux) !
Au moins, ils ont conscience que la Banque Postale est
une banque qui pue la merde !
Mais je crois qu’à côté de François Gautier, notre héros (Dany Boon), j’ai une grande marge de progression (tant qu’elle me coûte rien)... 
"Mais puisque j'vous dit que j'suis pas un
témoin de Jeovah ! J'suis vot' fille !"
Alors justement, parlons un peu de ce nouveau long-métrage avec Dany Boon.
François Gautier, disais-je, est une personne « économe ». Bon oké en fait c’est une grosse pince, un crevard, un rapia, un jui... un radin quoi !
Un jour, une jeune femme se présente à lui, prétend qu’elle est sa fille... et s’installe chez lui, -à ses frais bien-sûr...
Il n’allume jamais la lumière chez lui, abuse des bons de réductions au supermarché, mange des produits périmés et bien évidemment économise ses deniers d’une manière maladive...

C’EST BIEN OU PAS : Grandement inspiré des meilleurs épisodes de « Confessions Intimes », « Radin ! » s’attaque à un sujet assez commun dans l’humour au cinéma, comme le sont les malades, les couples séparés ou les ch’tis (qui a dit que Dany Boon a déjà joué tous ces rôles ?).
Pourtant, comme pour les malades (Hypercondriaque), les couples séparés (LeVolcan) ou les ch’tis (Bienvenue chez les ch’tis), Dany Boon (même s’il n’est pas le réalisateur principal) réussit un nouveau coup de maître : transformer un sujet potache en film d’une heure et demi avec un scénario profond, touchant et réaliste !
Toujours sur ton d’humour, Dany Boon parvient à nous toucher, notamment grâce à des mimiques dignes d’un Mr.Bean (ça c’est un gros compliment) et des répliques bien taillées (on sent l’influence de l’humoriste dans la composition du rôle).
C’est drôle, efficace, et l’histoire entre François et sa prétendue fille est très touchante, d’autant qu’on ne s’attend vraiment pas à ce qui va se passer.
"Bah quoi ? Tu connais pas le doggystyle ?"
"Euh... tu voulais dire DOGGYBAG ?!"
"non..."
CON-CLUSION : Quand j’ai vu les affiches de « Radin ! » sur les abris bus, je me suis dit « ah cool... encore un énième film avec Dany Boon... -_-‘»
L’affiche est sympa, sans plus, on y voit un mec qui n’a pas l’air de trop s’attacher à son physique, seul, et des notes sur des post-it comme pour rappeler le code de conduite du parfait pingre.
Mais... je me suis rappelé que DEJA, il ne faut pas toujours se fier à l’affiche d’un film pour savoir s’il est « bien » (regardez la magnifique affiche de « Star Wars 7 » et la qualité du film...) et qu’ENSUITE, je n’ai jamais vraiment été déçu d’un rôle de Dany Boon au cinéma (incroyable non ?).
Du coup, j’ai adoré « Radin ! », qui réussit - malgré les facilités - à nous faire rire avec des blagues originales sur le thème mainte fois exploité au cinéma de la radinerie, et à nous émouvoir grâce à une histoire profonde et vraiment inattendue.
« Radin ! » prouve une fois de plus que Dany Boon est indispensable à la comédie française, comme Villeret, De Funès ou Hanouna**...
Un dernier conseil tout de même (ça mange pas de pain), évitez de regarder la bande annonce avant d’aller voir le film, cela risquerait de vous gâcher quelques bonnes vannes et vous revelerait aussi une partie de l’intrigue, ce qui est fort dommage quand même (et en plus ça vous évitera d’utiliser l’éléctricité pour allumer votre ordi ;) )

*ATTENTION, je rappelle que tout ceci est de l’humour, que je n’ai rien contre les femmes et que je fais moi-même ma vaisselle, ok les grognasses ?!
**ATTENTION, je rappelle que tout ceci est de l’humour et que je n’ai absolument rien contre cet enculé de Cyril Hanouna, ni contre son émission de merde « TPMP » avec ses chroniqueurs moisis et cette salope d’Enora Malagré !

Bande annonce !


HIPPOCRATE


Le serment original d'Hippocrate
« En présence des Maîtres de cette École, de mes chers condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l'Être suprême, d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux n'y verront pas ce qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. »

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: HIPPOCRATE !

Ok, c’est un peu « brut de pomme » à lire comme ça mais telle est la traduction (allégée) du serment original d’Hippocrate, le médecin des médecins, le maître des maître, the king of the hill en 450 avant JC.

Pour en revenir à la critique, vous savez, pour le choix des films, je me fie pas mal aux bandes annonce...
Plus qu’aux licences, acteurs-star, réalisateurs etc... moi, si je frissonne à la B.A., j’ira (j’irai, pardon).
Quand j’ai vue la B.A. d’ « Hippocrate », je dois l’avouer... palpitations, fièvre, bouffées de chaleur... tous les symptômes étaient là : l’amour ! Il fallait que je voie ce film coûte que coûte (enfin pas trop quand même hein, heureusement que j’ai une carte UGC...)
Le genre d'écran qui m'excite...
Alors « Hippocrate », de quoi ça parle ?
D’abord, le film est à mi-chemin entre le docu sur les hôpitaux, le film d’école d’un jeune interne, la comédie et le reportage animalier (oui ça fait beaucoup de moitiés de chemins, je sais).
Il suit Benjamin, jeune interne qui intègre le service de son professeur de père
dans un hôpital parisien.
Benjamin est plutôt réservé, hésitant, et est jeté dans le grand bain des malades sans grand accompagnement.
Durant son stage, il va se lier d’amitié avec un interne étranger, Abdel, plus âgé et expérimenté, qui espère réussir en France, ce qu’il n’a pu faire dans son pays d’origine, l’Algérie.
Deux docs ami-ami!
Et du coup, qu’est-ce qu’il faut penser de cet « Hippocrate » ?
Sans être hypocrite (OUI C’ÉTAIT FACILE, ET ALORS !), « Hippocrate » est pour moi clairement l’un des films de l’année !
La réussite est quasi totale et le film quasi parfait. Si la maladie de Parkinson n’avait pas touché le cadreur à certains moments du film, je pense que l’on tiendrait là un chef d’œuvre sans nom !

Diagnostic d’une réussite :
Après avoir campé un « Beau gosse », un « Jacky » ou un créateur de réseau social dans « The Social Network », Vincent Lacoste enfile cette fois une blouse pas tout à fait blanche en compagnie de Reda Kateb qui, après être passé par la « Gare du Nord » et dans « Guillaume », campe, lui, un interne algérien.
A ces deux comédiens d’une empathie et d’une sympathie incroyables, ajoutez 100mg de talent, 200mg d’humour, 3 gélules de réalisme, et cet « Hippocrate » vous donnera plus de frissons qu’une bonne grippe !
Comment ça c'est pas le même acteur!
Mais ils ont la même gueule putain!
Comme je le disais plus haut, le réalisme du film est tellement proche du docu que l’on finit par ressentir la douleur des patients, la piqûre des aiguilles ou la tristesse de la mort.
Ici, pas de tabou, on montre la réalité, qu’elle soit bonne ou mauvaise. La violence de l’alcool, la mort de vieillesse, la tristesse du désespoir ou des familles, les erreurs médicales, mais aussi la joie des moments de détente, les jeux et les sourires partagés, les relations fraternelles, paternelles... la réalité d’un interne qui, pendant son stage, passera 90% de sa vie au sein de l’hôpital...
 
Bordel comment ça marche ce truc de merde!
Alors, c’est maintenant que vous me demandez si je vous le conseille ?
Eh bien je ne vous le conseille pas, je vous l’impose !
COUREZ-Y A LA VITESSE D’UNE BONNE GASTRO !
« Hippocrate » est pour moi l’un des meilleurs films que j’ai vus depuis bien longtemps, et j’en suis persuadé, il sera TRÈS bien placé dans mon Top 10 de fin d’année !
En conclusion j’ai été contaminé par la beauté et la justesse des acteurs, la photographie et les décors choisis, la musique parfaitement dosée, l’humour, la peine...
Tout est là, par conséquent : URK URK URK !!! (en fait, là je vous tousse à la gueule pour vous contaminer aussi, et qu’ainsi, la prescription idéale soit d’aller... à l’hôpital !)
Bande annonce!

FASTLIFE


A toi, qui flambe sur Facebook ou Tweeter en montrant ta dernière paire de pompes ou tes dernières lunettes de soleil.
A toi, qui flambe dans le métro avec tes gros écouteurs Beats Audio dans lesquels tu écoutes un rap bas de gamme ou une techno bidon que tu nous fait partager avec grand plaisir quand la rame est bondée.
A toi, qui flambe en soirée à vouloir arroser tes potes pour espérer en mettre plein la vue (et ailleurs) à la fille court vêtue.
A toi, qui flambe en nous racontant ta life, tu ne le sais pas encore mais on ta donné un nom...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: FASTLIFE !

Et oui, encore un mot anglophone à 2 balles qui va envahir les cours de récré, les couloirs des lycées et les bouches des teubés...
« Swagg », « Hipster », « Fresh », « Bad trip »... Oh mon Dieu que c’est moche...
C’est moche, peut-être, mais il est aussi probablement temps de l’admettre... je suis trop vieux pour les jeunes...
Alors du coup, quand un nouveau mot est inventé dans le cours de SVT de madame Dumont par ses élèves du collège Jean-Jaurès de Sarcelle (ou de Vitry, on s’en fout en fait) qui se font chier comme des employés de Pôle Emploi du 8ème arrondissement de Paris, et bien moi, je suis largué...
A ce moment là, un dilemme se présente à moi.
SOIT, je passe mon chemin et me dit que ce nouveau mot ne me servira pas à grand chose dans la vie, jusqu’au jour où dans le métro j’entendrai une bande de jeunes me regarder en disant « t’in la-cui il est trop pas swagg, meuf awai » ! (traduction littérale de « chère camarade et amie, je trouve que ce jeune homme malgré sa sympathie apparente a une manière de se vêtir d’un autre âge. Qu’en pensez-vous ? »)
SOIT, je mets NRJ12.
Inutile de vous dire que, souvent, je choisis l’option 2... Mais promis hein, c’est pour ma « street-culture-verbale » que je me sacrifie et non pas pour mater Amélie ou Nabilla en bikini.
Ah ce que j'aime la cul-ture!
« Fastlife » donc, est le terme désignant les personnes qui ne veulent vivre que pour briller.
Pour cela, tout est dans l’apparence : vêtements, accessoires, voyages, argent. Une seule obligation: le montrer !
Je suis certain que vous en connaissez plus d’un ! Fouillez un peu dans vos amis Facebook, on en a tous un (au moins).
En général, il a un pseudo américanisant qui frise le ridicule comme les cheveux d’un afro sous la pluie (son vrai nom étant souvent à consonance... du terroir).
Sa photo de profil est forcément lui, posant au bord d’une plage de sable fin ou sur une énorme moto/voiture/femme et torse nu, évidemment (car c’est vrai qu’une photo prise à Vignoux-sur-Yvette, contrée lointaine du centre de la France d’où est bien sûr originaire notre kéké, c’est moins cool).
Enfin, la discussion avec ce genre d’individus est plus ou moins fleurie et commence très souvent par « je » et se termine très souvent par « moi ».
Quoi qu’il en soit, les adeptes de la « Fastlife », on les aime bien quand même. Ils permettent de nous divertir et on n'est pas obligés de les inviter à nos dîners « seulement » le mercredi soir comme on le faisait d’antan (référence)...

Et justement, « Fastlife », c’est aussi le titre du nouveau film de Thomas Ngijol, qu’il a écrit, réalisé, et interprété de ses mains.
Voyons voir s’il a bien fait, ou s’il aurait mieux fait de sous-traiter à des chinois...

D’abord, de quoi ça parle : Franklin est un trentenaire qui ne rêve que d’une chose, briller. En fait, Franklin a déjà brillé une fois. Lors des jeux Olympiques, et par un incroyable hasard, il arrive second à la finale du 100m et remporte la médaille d’argent. Depuis ce jour, il est devenu une star et en a négligé l’entraînement pour s’adonner aux joies de la popularité. Alcool, soirées, nourriture grasse (ATTENTION LES ENFANTS : Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré et trop salé !), Franklin perd au fil du temps son talent, sa popularité, et commence même à perdre les deux seules personnes qui tiennent encore à lui : son agent et ami Lionel, et surtout sa femme, Pauline.
Au fond du trou, il décide donc de courir (haha) reprendre sa vie en main pour espérer de nouveau gagner une médaille Olympique...
Un but dans la vie: une photo avec Kaaris...
Alors, comme un sprinter jamaïcain, allons tout de suite droit au but.
Je trouve ce film mauvais !
Ni drôle ni utile ni intéressant. Sans moral, sans humour et sans goût.
On ne passe pas un bon moment en allant voir « Fastlife » et on aimerait vraiment que ce film se termine « fastement » ! 
En fait, le souci vient d’une seule personne. Comme je l’ai dit au début, Thomas Ngijol (dont je suis absolument fan) fait tout ! Il l’a écrit, réalisé et interprété ! Il a écrit quasiment tous les dialogues, tenu la caméra 2-3 fois et il a même apporté les sandwichs sur le tournage à la place du stagiaire !
Non, plus sérieusement, il est partout, et à trop vouloir en faire, on ne fait plus rien (de bon en tout cas) !
J'ai été obligé de faire des pubs pour KFC pour financer mon film :(
Le scénario - bien que plein de bonnes idées - (l’histoire de la médaille d’argent gagnée à l’arrache par exemple), n’est pas bien joué. En effet, le film ne donne pas l’impression de suivre cette histoire. Il commence à Paris, se termine au Cameroun et entre les deux on a le droit à un tas de lieux et personnages secondaires qui n’ont rien à y faire...
Les dialogues justement. Mal écrits, pas drôles et peu crédibles, pour les fans d’Ngijol et de ses vannes acerbes, on repassera...
Et justement, comme un dialogue est souvent entre deux personnes (c’est mieux, sinon, consultez !), parlons des personnages secondaires.
NULS ! L’agent et ami de Franklin qui espère lui trouver des sponsors n’est pas crédible. Son meilleur pote Samir qui fabrique des t-shirt sous sa (pauvre) marque « Swagg de bonhomme » est... comment dire... mais putain c’est qui ce mec ?! Il ne sert à rien, ni drôle, ni attachant, on a juste envie de lui filer une pièce pour qu’il dégage ! Même Allociné n’a pas osé mettre sa photo dans le casting !

Kaaris, autre ami de Franklin dans le film qui interprète son propre rôle... Mais putain POURQUOI !? Il sert à quoi dans l’histoire ?
Attention, anecdote marrante :
Mon assistante, qui n’est pas très calée en rap, me dit à la fin de la séance : « c’était drôle le rôle du rappeur stéréotypé ghetto avec ses paroles vulgaires au possible et ses clips clichés »...
Chère assistante, Kaaris existe bel et bien, et ce sont ses VRAIES chansons dans le film, avec toutes les insultes qu’elles comportent...
Personnellement, je n’ai rien contre Kaaris. Moi même amateur de rap, j’aime parfois que certain films utilisent cette musique énergique pour dynamiser les images.. Mais là... c’est Kaaris PUTAIN ! S’il y a bien UN rappeur qui n’est pas « tout public », c’est Kaaris !
Dans la salle (film vu en avant-première avec des professionnels), j’étais le plus jeune, ça vous donne une idée de la moyenne d’âge.. Franchement, à leur place, j’aurais été choqué...

Bref je ne parlerai pas de la bande son, trop peu ouverte ou des ellipses que prend le scénario pour revenir au final au même point.
Exemple : sa femme en a marre de son train de vie > elle veut le quitter > elle est enceinte > lui la trompe avec une mineure > elle le jette > il va vivre au Cameroun > il revient pour le grand tournoi > elle se remet avec lui et ont de beaux enfants...
"Pourquoi vous courez? J'en sais rien, peut-être que le public trouvera lui!"
En conclusion, je suis triste qu’après deux (plutôt) bons films, Ngijol laissé seul fasse du caca. C’est dommage, mais il aurait du s’entourer un peu plus de son acolyte Fabrice Eboué qui aurait apporté un vrai plus à « Fastlife ».
Mais bon, apparemment, le Thomas ne veut pas trop d’un duo à la Elie et Dieudonné, Eric et Ramzy ou Omar et Fred et c’est bien dommage car de nos jour, réussites comme défaites, tout va très vite...

PS : Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les djeuns et leur langage de merde hein ! Mais si parfois on a du mal à les comprendre (bien que de toutes façons, ils veulent tous la même chose : un iPhone et un scooter), voici un petit dictionnaire moderne que j’ai trouvé sur le net et qui m’a bien fait rire (surtout les traductions).
http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/petit_momo.htm

Bande annonce!

AMOUR SUR PLACE OU A EMPORTER


Je sais, je sais ce que vous allez me dire...
« Mais où t’étais ? »
« Ca fait des semaines que tu n’as pas publié d’article ! »
« T’as plus de carte UGC ? »
« T’as plus de sous pour aller au ciné et les distributeurs veulent plus t’inviter à leurs avant-premières parce que tu t’intéresses seulement au buffet ?! »
Alors à ceux là je leur réponds : « Non », « Non », « Non » et « Non mais vous pouvez m’envoyer vos chèques à l’ordre d’AJTPV,
238, rue de Vaugirard 75015 Paris »
Faites un geste pour les pauvres... DONNEZ!
Bah oui chers lecteurs, vous comprenez, j’ai pris un peu de repos, bronzette, plage, les vacances toussa...
Mais je reviens en forme, et en plus cela faisait longtemps que je n’avais pas craché un peu de venin sur un film. Alors c’est parti, vous reprendrez bien un peu de...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: AMOUR SUR PLACE OU A EMPORTER !

Avec un titre aussi accrocheur, ça sent bon le film qui parle aux jeunes ça non ?
Donc a priori, on devrait bien rigoler là non ?
En plus ça devrait être cool car dedans jouent Noom Diawara et Amel Chahbi, non ?
Et le must est que le film est l’adaptation de la pièce de théâtre du même nom !
Non ?
Non...

Bah non, le film n’est ni accrocheur, ni drôle, ni représentatif du talent de Noom et Amel, et encore moins une adaptation réussie de la superbe pièce qui n’a de commun avec ce film que le nom...
En fait c’est dommage (et triste) car, personnellement, je les aime bien Noom et Amel !
Comme beaucoup d'entre vous, je les ai découverts dans le Jamel Comedy Club. L’énergie incroyable que dégage Amel Chahbi sur scène est inexistante ici...
Quant à la repartie et le rythme imposés par Noom dans ses sketchs ou dans « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » (critique à lire ici), on repassera, complètement...

Avant d’entrer dans les détails, voyons de quoi ça parle.
« Amour, sur place ou à emporter ? » est une comédie relatant l’histoire d’amour entre deux jeunes trentenaires modernes. Travaillant tous les deux dans un célèbre café américain (Starbucks pour ne pas le citer), nos deux amis vont d’abord être collègues avant d’être amants.
Sauf que, si Amel est une pure parisienne active, carriériste et dépensière, Noom lui, est plutôt banlieusard pantouflard et crevard, un peu obligé par ses parents de trouver un travail.
Alors forcément, quand ces deux mondes vont se rencontrer derrière le comptoir, on peut s’attendre à pas mal de déboires.
Euh... la pause c'est à quelle heure?
Mais en fait, non...

Comme je vous l’ai dit, « Amour SP ou E » est censé être l’adaptation de la pièce de théâtre initialement jouée par Amel Chahbi et Noom Diawara...
Sauf qu’on l’a déjà vu par le passé, adapter un one man show au cinéma, ça ne fonctionne pas. Baser une heure et demi de film sur un seul personnage ou moment d’un spectacle signifie meubler au moins autant qu’un magasin Ikéa. A la fin, c’est le grand fouillis et on finit par mélanger les torchons « IGUEBRUK » avec les serviettes « MIKIBIKR ».
Et les exemples sont nombreux : « Coco » de Gad Elmaleh, drôle, mais oublié. « Les Profs » de Kev’ Adams, pas drôle, et oublié. « Cinéman » de Franck Dubosc, euh... et je ne parle pas des nombreuses tentatives de Michaël Youn...

Quand je parle de « meublage » j’utilise, certes, une image, mais on est très proche de la réalité.
Comme son nom l’indique, un « one man show » est le spectacle d’un seul « man » (ou deux en l’occurrence avec Amel Chahbi).
DONC, au cinéma, tenir une heure et demi avec un seul mec à l’écran... A part Tom Hanks dans « Seul au monde », j’ai rarement vu quelqu’un réussir cet exploit. Par conséquent, il faut remplir avec des situations et des personnages secondaires...
Et c’est là le soucis de ce film... Déjà, les situations n’ont aucune spontanéité comparé à une version live sur les planches. Mais alors les persos secondaires... c’est une catastrophe !
Entre le pote relou de Noom, la copine nympho d’Amel, le prof de gym pervers des filles (en la personne de Fabrice Eboué pourtant) ou les employés bidons du Starbucks, c’est un florilège de clichés ratés...
Ils ne sont ni drôles, ni intéressants.
"Ecoute-moi petite, j'suis le prof de judo ok ? De musique... De gym pardon !"
(Oui il ne sait pas très bien ce qu'il fout là en fait)
Pour prendre un exemple et montrer à quel point le film est vide, prenons le meilleur pote de Noom et la copine nympho d’Amel.
Les personnages principaux épuisent leur stock de vannes à une telle vitesse que pour réussir à accrocher l’heure-vingt de film, les réalisateurs se sont sentis obligés de créer une histoire d’« amour » entre les deux persos secondaires cités plus haut...
C’est triste et au final on passe d’une histoire nulle à 2, à une histoire nulle au carré !
"Alors en fait, ces trois pages là, c'est le scénario?
LoooooooooL!"
Et ça, ce n’est que pour la forme ! Sur le fond, le film est encore pire !
Les dialogues sont extrêmement attendus, aucune surprise ne vous sautera à la figure, et c’est joué avec une telle profondeur que cela ferait passer un épisode de « Plus belle la vie » pour du Woody Allen...
De plus, et cela est mon coup de gueule perso (même si je l’ai déjà poussé lors d’une autre critique), le placement de produit intempestif, y’en a marre !
Chaque jour, nous sommes exposés à des milliers de pubs, de marques et autres agressions visuelles dans la vie. Je n’ai rien contre la pub, mais au cinéma, on se tape déjà 20 minutes de réclam’ avant le film, je pense qu’il n’est pas nécessaire de faire autant de sous-entendus à peine cachés, surtout quand le film ne valorise même pas les marques citées.
Entre Hippopotamus qui passe pour le resto des crevards, Apple qui passe pour la marque indispensable des jeunes d’aujourd’hui, ou Starbucks qui passe pour une boite qui paie ses employés comme des ministres... franchement, ça va 5 minutes.
"Hahaha, on les a bien niqué sur la pub déguisée les blaireaux!"
Donc, au final, je ne vous conseille évidemment pas d’aller voir « Amour SP ou E ». C’est dommage, mais là, je suis vraiment déçu.
D’autant plus qu’ayant assisté au tournage, j’attendais ce film avec impatience...
En conclusion, si vous voulez rigoler avec Noom, allez voir « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » et si vous voulez rigoler avec Amel, allez la voir sur scène.
Pour le reste, « Amour, sur place ou à emporter ? », pour moi, ce sera à emporter, loin, très loin hein...

Bande annonce!

LIBRE ET ASSOUPI


Metro, boulot, dodo...
Métro, boulot, dodo...
Métro, boulot... c’est ça...
C’est donc ça la vie d’adulte...
Après les études, il faut trouver un boulot... trouver une femme... faire des mômes...
Métro le matin, boulot la journée, dodo le soir... et le lendemain ?
C’est donc ça la vie d’adulte...
AVERTISSEMENT, je vais vous saper le moral, et tant pis si le taux de suicide augmente !
(t’façons, comme disait mon grand-père, on est trop sur Terre... D’ailleurs, lui aussi a cédé sa place... <3)

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LIBRE ET ASSOUPI !
Bon, je ne vais pas totalement vous le saper hein. On est là pour rigoler et passer du bon temps quand même.
La vérité c’est que moi, en ce moment, le moral je l’ai un peu dans mes bas (pardon, dans mes chaussettes, les bas c’est seulement lors de mes soirées arrosées du dimanche soir).
Quoi qu’il en soit (oh putain il raconte encore sa vie !), j’avoue qu’en ce moment, je ne suis pas au mieux de ma forme.
En fait, je suis un peu perdu. 
 
"Moi non plus j'ai jamais su
ce que j'voulais faire!"
Alors je vais bien hein, ne vous en faites pas (faites au moins semblant quoi !). Je suis en bonne santé, j’ai une copine et des ami(e)s que j’aime, un boulot (ce qui est rare en France me direz-vous).
Mais voilà... je suis un rêveur moi...
A l’école, j’étais toujours « celui qui gardait (et regardait) par la fenêtre ». J’étais toujours celui qui était mauvais en Maths et Physique, mais très bon en rédaction et en arts plastiques.
J’ai toujours eu ce problème : rentrer dans un moule (et non pas dans « une moule »... hum... enfin bon), ce n’était pas pour moi...
Aujourd’hui encore, je me demande souvent à quoi bon faire ce que je fais... Je n’aime pas mon taf comme 80% des français, mais je le fais « parce qu’il le faut ». C’est loin d’être le pire travail du monde mais il laisse autant de place au rêve et à la création qu’un ouvrier chinois chez Zara...
J’aime aussi ma vie mais me dis qu’elle pourrait être aussi ailleurs...
Bref... aujourd’hui, je me pose des questions sur moi, sur mon avenir...
Que faire ? Quand ? Comment ? Suis-je le seul ?
Vous ne le croirez pas mais, je ne le suis pas, et « Libre et assoupi » me l’a montré et m’a touché... en plein cœur...
A première vue, on pourrait penser que « Libre et assoupi » est une comédie comme il en existe des centaines, surtout avec Baptiste Lecaplain en acteur principal.
Moi je le qualifierais de « Comédie - Poétique ».
L’histoire : Sébastien, un pré-trentenaire (29 ans... tiens... presque comme moi...) est un rêveur. Il ne veut pas travailler, ne comprend même pas pourquoi il le faut d’ailleurs.
Ses passe-temps ? Dormir, grignoter devant la télé, lire, rêver...
A moitié forcé par ses parents de quitter la maison familiale, il se trouve une coloc à Paris avec Anna (Charlotte Lebon), une ancienne camarade de classe déterminée à réussir dans la vie et Bruno (Félix Moati), un jeune homme très débrouillard qui n’a pas peur de chercher sa voie en faisant des « ptits boulots » nuls mais en n’oubliant pas de toujours y prendre du plaisir (contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est d’ailleurs lui le principal attrait comique du film).
Felix Moati, Charlotte Lebon, Baptiste Lecaplain
Sébastien, quant à lui se retrouve entre les deux. Pour lui, les journées se résument à lire dans les parcs en mangeant des cochonneries, observer les gens qui l’entourent, danser, s’amuser... vivre... simplement.
Sauf qu’à Paris comme dans les grandes villes en général, les gens qui osent aller à contre-courant de cette vie standardisée... formatée... obligée... sont jugés, dégradés, dégagés... alors qu’ils n’ont justement, rien demandé...
Raconté à la manière d’un « Amélie Poulain », Sébastien nous raconte sa vie, celle qu’il a choisie, celle que la société ne veut pas qu’il ait.
Quand je parlais de poésie, je faisais référence à la façon dont le film matérialise la manière qu’a Sébastien - du haut de ses 29 ans - de nous montrer son monde avec son regard de petit garçon.
Les images sont sublimes, elles vous donneront des frissons, les musiques sont savamment choisies et l’humour est parfaitement dosé. Vous rigolerez, c’est sûr !
Mais pas que, j’en suis sûr... 
Let's twist again! (comme disait Eddy Mitchell... Paix à son âme)
« Libre et assoupi » m’a touché car il m’a parlé, directement.
Pour les gens qui me connaissent personnellement, j’emploie souvent des métaphores imagées (c’est la même chose ça non ?) pour parler de choses et d’autres.
Oui, je remix les expressions populaires et invente des mots qui n’existent pas (forcément).
Depuis tout petit, je ne m’habille pas, je me déguise.
Depuis tout petit, je ne veux pas rire, je veux FAIRE rire, ne veut pas sourire, mais FAIRE sourire...
Depuis tout petit, je ne veux pas être comme tout le monde mais ÊTRE, dans ce monde... (et « Être ou ne pas être », telle est la question hein ?)
Sébastien, c’est moi, petit garçon coincé dans un (magnifique, héhé) corps d’homme.
Curieux de tout, intéressé par la nature, de la plus petite fourmi à la plus grande galaxie.
Sérieux quand il le faut, rigolo dès qu’il le faut !
Responsable dès que je le peux, irresponsable et pas qu’un peu !
Droit quand je le dois, maladroit dès que j’utilise mes doigts...
Aujourd’hui, j’ai réalisé une chose : dans « Libre et assoupi » je me suis vu, certes, assoupi... mais surtout... libre.
Et pour moi, c’est ça, la vie d’adulte !
Bande annonce!