Facebook

Affichage des articles dont le libellé est histoire vraie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est histoire vraie. Afficher tous les articles

LES FIGURES DE L'OMBRE


Elle s’appelait Elsa...
Je m’en souviens encore comme si c’était hier.
Elsa c’était « l’intello » de la classe.
Elle s’asseyait toujours au premier rang, avait toujours le bras levé (comme Amel Bent) et pleurait quand elle avait une note en dessous de 15/20...
C’était incroyable, jamais je n’avais vu quelqu’un susciter autant de haine (et certainement autant d’admiration) dans une classe de CE2...
Moi, j’assistais à ça sans trop comprendre. En fait j’étais celui qu’on appelait le « cancre » ou, pour rester poli, le « peut mieux faire ».
C’est pas une technique de ouf de la part des profs ça franchement ? Le « peut mieux faire »...
C’est clairement l’équivalent d’un moche duquel on dirait « il est gentil » !
Bref.. Tous mes camarades se moquaient d’Elsa quand elle pleurait à cause d’une mauvaise note (15 je rappelle). Mais moi je décelais autre chose.
J’étais trop petit pour comprendre mais je savais qu’il y avait autre chose dans la tête d’Elsa.
Elle n’était pas seulement douée, elle était surdouée.
Et cette différence avait créé un décalage assez grand avec les autres élèves pour l’isoler complètement du reste de la classe.
La différence... C’est là toute la problématique...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LES FIGURES DE L'OMBRE !

DE QUOI CA PARLE : 1961, la course à la conquête spatiale entre les Russes et les Américains est à son apogée !
Qui a la plus grande armée, qui enverra un homme en premier dans l’espace, qui a la plus grosse (ah non ça
c’est un autre film). Bref, les deux nations sont au coudacoude et à deux doigts de réussir leur mission.
Sauf que la NASA a une arme secrète : ses calculatrices !
Ce sont des femmes très douées en calculs et en maths qui sont chargées des simulations post-lancements.
Car non, dans les années 60, les ordinateurs n’existaient pas...
C’est donc le destin de trois d’entre elles que nous suivons, de leurs débuts à....
Ah oui, petite précision, elles sont noires (petit détail important, ça compte).

ET DONC ? : Sur le papier, l’histoire est dingue et qui plus est tirée d’une histoire vraie ! Dans une Amérique qui sépare les toilettes, les places de bus et les jours d’école entre les noirs et les blancs, une armée de femmes (déjà) noires (en plus), va participer à l’une des avancées technologiques et scientifiques les plus incroyables du monde.
-Bonjour, vous venez pour le poste de femme de ménage ?
-C'est grâce à moi si tu vas dans l'espace ducon...
Mais le film en lui-même reflète-il ce pitch ?
Et bien oui et non...
ATTENDEZ, ATTENDEZ !!! Je vous vois tous là en train de pester direct OH !
Commençons pas le oui d’abord.
« Les figures de l’ombre » est un très bon (et beau) film. Le fait qu’il soit inspiré de faits réels ajoute une couche de magie extraordinaire et rend les personnages d’autant plus attachants !
L’histoire est dingue et l’épisode assez méconnu de cette équipe de femmes savantes dans la réussite spatiale américaine est prenante !
Les acteurs sont crédibles et il n’est pas impossible que vous lâchiez une petite larmouchette durant les 2 heures d’aventure.
Non parce que... Pour en venir à l’évidente conclusion de l’histoire (je ne spoilerai même pas en vous disant qu’évidemment les Américains vont réussir leur mission d’envoyer un homme dans l’espace), le film perd beaucoup de temps à placer les personnages pour jouer sur le côté « touchant ».
Et ça commence dès le début (scène moyennement représentative de mon exemple mais importante car elle arrive dans les 5 premières minutes du film), où nos trois héroïnes sont en panne sur le bas côté de la route. L’une d’entre elles s’y connaît bien en mécanique auto mais est incapable de réparer la panne.
Elle essaye pourtant depuis un moment (la scène laisse présager que nos amies sont bloquées là depuis une bonne demi-heure), mais rien n’y fait.
Là, un agent de police arrive à leur hauteur et leur demande ce qu’il se passe.
Bref, je passe la partie du « bla bla bla vous êtes noires bla bla bla les papiers bla bla bla matraque dans le cul Théo-style » puis elles lui disent qu’elle bossent pour la NASA.
Là, le flic tient à les escorter et leur demande de suivre le véhicule de police (je rappelle que 2 minutes avant, la caisse des Destiny’s Child était down).
Et vous savez comment d’un coup de talon elle fait redémarrer la voiture par miracle ?
D’un coup de talon oui... comment vous avez deviné ?
Bref, cette scène n’est qu’un exemple de nombreuses autres qui traînent en longueur dans le seul but de placer les personnages. Ce n’est pas mauvais en soi mais on sent que c’est artificiel, et c’est dommage...
Il se passe la même chose plus tard avec la scène des toilettes ou du café (qu’on voit dans la bande annonce).
Autre fait un peu chiant-gnian (croisement entre chiant et gnian-gnian), une histoire d’amour qui ne vaut pas un bon « 50 Nuances plus sombres » entre deux personnages qui, à mon goût, à part faire gagner du temps et parler d’autre chose que de vaisseaux spatiaux n’est pas super utile.
"Who rules the world, GIRLS !"
En conclusion, même si j’ai l’air un peu sévère, j’ai quand même adoré le film.
Déjà, les films tirés d’une histoire vraie me plaisent et l’histoire relatée ici est vraiment passionnante.
Les acteurs sont tops et ça fait plaisir de revoir Kevin Costner (même s’il s’appelle Kevin).
Enfin, la musique entre vintage et moderne est bien rythmée et colle parfaitement au film !
Donc, allez voir ce film, porteur d’un beau message : derrière chaque grande avancée il y a un grand homme et derrière chaque grand homme il y a une grande femme, même si elle reste parfois dans l’ombre.

L'ASCENSION


Nous sommes en mars 2016...
Cela fait maintenant 10 mois que je suis en voyage...
Un voyage incroyable... Un tour du Monde !
Un an à travers le globe, 17 pays, des paysages, des rencontres, des cultures aussi différentes que magnifiques.
Bref, un voyage qu’on ne fait qu’une fois dans une vie.
Nous sommes en mars disais-je, et je me balade dans les ruelles poussiéreuses et grouillantes de vie de Katmandou, avec ses bruits incessants de scooters, de cris d’enfants, de vendeurs de souvenirs et d’équipements sportifs, ses odeurs d’encens et de nourriture de rue...
A l’angle d’un bâtiment, je perçois pourtant une activité inhabituelle.
Un attroupement, des lumières artificielles, des « blancs »...
AHMEEEEEEED, JE T'AIMMME !!!!
C’est marrant, on dirait un tournage ?
Je m’approche en bonne commère, et en effet, ça m’a tout l’air d’être une scène de tournage, et d’un film français en plus !
Au fond de la ruelle, je vois l’acteur sur lequel les caméras sont braquées, un grand noir, mais impossible de distinguer son visage, il est de dos et a un énorme backpack...
Et puis il y avait ce type juste devant moi.
Barbe de trois jours, typé rebeux, l’air jovial et déconneur.
Je ne sais pas de qui il s’agit, et pourtant son visage m’est familier...
Il me regarde, je le regarde, malaise...
-Euh... bonjour... Ils tournent un film ici ?
-Salut ! Ouais, on tourne un film !
-Ah cool... j’ai l’impression de vous connaître mais impossible de savoir d’où...
-Ca m’étonnerait, mais je m’appelle Nadir, et on tourne un film sur mon histoire !
-OMG !


Huit ans plus tôt, Nadir Dendoune était le premier franco-algérien à atteindre le sommet de l’Everest, sans aucune expérience...



AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: L'ASCENSION !

DE QUOI CA PARLE : Samy est jeune, beau, sympa, mais... il est au chômage... et vit dans une cité du 93. Autant dire, pas les conditions idéales pour séduire celle dont il est fou amoureux depuis l’enfance : Nadia.
Nadia, elle, cherche « un mec qui assure ». Elle veut un mec qui ait un but, un taf et soit sérieux.
Samy serait pourtant prêt à tout pour elle, pour lui prouver qu’il n’est pas un « tocard ». A tout oui, même à gravir l’Everest s’il le fallait !
Sauf qu’elle le prend aux mots, et lui aussi du coup...
"Zarma tu vas monter en haut de l'Everest alors que tu galère
les 5 étages sans ascenseur ? LOL!"
ET DONC ? : Rooooh encore une histoire avec un mec de banlieue qui fait un truc de ouf, c’est relou à force... il peuvent pas faire des trucs normaux dans des films normaux avec Dany Boon comme tout le... non j’ai rien dit...
D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire en grande partie vraie !
Quand Nadir Dendoune, un « tocard » issu de banlieue qu’on ne regarde que comme l’« arabe » décide de prendre sa vie en mains, il ne le fait pas à moitié.
Traverser l’Australie à vélo ?
Check
Revenir en France à vélo (après 7 années en Australie) ?
Check
Réaliser un truc encore plus fou ?
Hum... voyons voir...
Manger un tube complet de harissa ?
Ecouter 5x de suite un album de Christophe Maé ?
Voter Sarko ?
NONNN, c’est pas encore assez... il fallait aller plus loin... gravir l’Everest tiens !
Et c’est cette partie de l’histoire que nous raconte « L’ascension », inspiré du livre de Nadir Un tocard sur le toit du monde.
Dans le film, Samy le fait pour les beaux-yeux de Nadia. Dans la vie, Nadir l’a fait pour prouver de quoi il était capable !
Et le film, venons-y justement.
«L’ascension » est tout simplement une pépite !
L’histoire est extrêmement prenante et l’interprétation d’Ahmed Sylla (Samy) parfaite.
Je dois avouer que je connaissais mal l’acteur/humoriste, et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté d’un tel personnage, moi qui suis fan d’humour et de one man show !
En voyant l’affiche du film, on peut se dire « waaaah ils ont quand même vachement forcé sur le sourire Colgate quand même » ! Mais... Ahmed Sylla c’est ça ! Une étoile qui brille (ok une étoile noire, c’est rigolo hahaha -_-‘ ).
Ahmed Sylla sourie tout le temps, toujours, il est jovial, gentil, bienveillant, et a ce regard d’enfant que beaucoup d’adultes ont perdu !
Ahmed Sylla attire et fascine par sa bonne humeur et son émerveillement constant !
Et je ne dis même pas ça qu’en référence au film ! J’ai regardé son spectacle « Avec un grand A » et c’est le même sentiment qui m’a traversé à son égard. Ahmed Sylla est solaire, et en cela il capte l’attention car « les gens sont toujours attirés par le soleil et la chaleur » (dixit mon assistante).
Pour en revenir au film, l’histoire est toujours racontée de manière drôle et légère, et on se surprend même à rire à des vannes pourries ! En même temps avec Waly Dia et Kevin Razy au casting, ça aide !
Et puis, quand les choses sérieuses commencent pour notre héros, on ne rigole plus. On s’accroche à son siège et on frémit devant ces images de montagnes à couper le souffle.
 
Dites cheeeeeeeeeeeese !
Et le souffle coupé, on l’a très souvent surtout qu’il est difficile de respirer quand les larmes coulent...

Bah oui car, comme le dit Samy « de là où je viens, il n’y a pas de deuxième chance », il ne peut donc pas y avoir d’échec, et la rage avec laquelle Samy (et on l’imagine Nadir) atteint son but (on s’en doute forcément) est belle, très belle même !
Bref... je sais que tout ce que vous retiendrez de cette critique sera que j’ai pleuré comme une fillette à la fin, mais je crois que pour le garçon du ghetto que j’étais, je comprends bien ce qu’il se passe dans la tête d’un mec qui n’a qu’une seule chance, et qui ne la lâche pas.
En conclusion, courez, COUREZ voir « L’ascension » pour l’histoire, pour Ahmed Sylla, pour le voyage que la beauté du film nous offre, et pour prendre une leçon : « à cœur vaillant, rien d’impossible »
Bande annonce !

SULLY


Vous avez déjà pris l’avion ?
Moi j’ai eu la « chance » de le prendre une centaine de fois dans ma vie...
C’est génial l’avion !
L’aéroport, les salons d’attente, les boutiques qui te volent tes derniers sous, les fouilles, les mômes qui pleurent, les vieux, les questions cons à la douane...



-Vous avez de la drogue ?
-les Kinder Bueno ça compte ?

-Vous transportez des objets dangereux ?
-ma femme...

-Avez-vous fait votre valise vous-même ?
-j’suis d’origine rebeu, chez nous, toute la famille ajoute un « petit » truc...

-Avez-vous plus de 10 000€ en liquide sur vous ?
-j’ai acheté une bouteille d’eau, donc je crois oui...

Bref, j’aimais bien l’avion (ATTENTION IL RACONTE SA VIE) !
Mais tout ça, c’était avant le drame bien-sûr.
C’était l’an dernier, lors d’un vol entre Hanoi (Vietnam) et Katmandou (Népal).
Déjà, le Népal c’est le pays le plus accidentogène du monde niveau aéronautique et quel que soit le mode de transport d’ailleurs.
Mais jamais je n’aurais imaginé « les évènements »...
C’est un vol de nuit (arrivée prévue vers 22h à KTM) et notre avion qui accuse plus d’une heure de retard commence sa descente.
Il fait nuit noire et une tempête se dessine au-dessus de la capitale népalaise...
Il faut savoir qu’à l’aéroport international de Katmandou, il n’y a que 2 pistes (une pour les vols internes et l’autre... vous aurez deviné).
Nous nous apprêtons à atterrir quand notre avion semble faire demi-tour...
Nous comprenons grâce au message (en anglais très approximatif) du capitaine que la piste est encombrée et que nous devons attendre notre tour... dans les airs hein, sinon c’est pas drôle !
Et que fait un avion quand il attend ?
Il tourne en rond...
Sauf que ce soir-là, il s’est mis à tourner en rond... dans l’orage !
D’un naturel très cartésien, j’ai toujours su qu’un avion « ça vole grâce à la portance des ailes et bla bla bla » genre « Le Blond » de Gad Elmaleh vous savez ?
Mais là c’était différent...
L’avion ne planait plus, il était juste soufflé par les vents violents de la tempête !
Les secousses étaient assez puissantes pour que la ceinture de sécurité prouve enfin son utilité, et le bruit de taule plus qu’inquiétant.
La panique atteignit son point culminant quand le capitaine décida d’éteindre TOUTES les lumières de la cabine pour ne laisser que les signaux lumineux de sécurité au-dessus des sorties de secours et au sol...
A ce moment-là, seule la lumière de la foudre éclairait l’intérieur de la cabine...
Les secousses étaient puissantes, on n’y voyait rien et de nombreux passagers criaient.
Je me suis personnellement dit que si le capitaine avait tout éteint, c’était pour économiser le carburant... J’ai appris plus tard qu’il s’agissait d’une manœuvre de sécurité bien pire : elle a pour but d’habituer les passagers au noir en cas de crash (pour pouvoir se repérer plus rapidement)...
Sympa non ?

Bref, depuis, je me chie littéralement dessus quand je prends l’avion, et hier, j’ai cru revivre ça...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: SULLY !

DE QUOI CA PARLE : Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons !
Du coup je me suis dit que ça serait sympa d’aller voir « Sully ».
Le 15 janvier 2009, un avion qui vient de décoller de l’aéroport de New-York (LaGuardia) a un terrible accident : après à peine 5 minutes de vol, une nuée d’oies sauvages percute l’appareil. Les conséquences sont désastreuses car les deux réacteurs de l’avion sont hors-service ! Le pilote, qui est un homme très expérimenté, garde le contrôle de l’appareil et réussit d’un coup de maître à le faire atterrir en urgence... sur le fleuve Hudson, aux pieds des tours de Manhattan.
C’est cette folle histoire vraie que raconte le film, et plus précisément l’après.
Car évidemment, le capitaine Chelsey « Sully » Sullenberger a fait l’objet d’une enquête approfondie de la part de sa hiérarchie qui pense que l’avion aurait pu être posé dans un aéroport plutôt que jeté en mer...

ET DONC ? : Il faut savoir que je suis un grand fan de Tom Hanks (le premier qui me parle d’« Inferno » il prend une torgniole !
Je suis aussi un fan invertébré (c’est pas le bon mot ?) des films réalisés par Clint Eastwood.
Je trouve que son regard sur le cinéma moderne (pour quelqu’un qui ne l’est pas) est intéressant, d’autant que sa façon de raconter les histoires (même si le rythme n’est pas toujours là) tient bien en haleine.


L'oeil vif...
bon on le voit plus très bien mais j'vous jure qu'il est vif...
...des fois.
Du coup, le cocktail Hanks/Eastwood ne pouvait qu’être à la hauteur non ?
Et bien....
Et bien oui !
Encore une fois, le Clint réussit à faire d’une histoire extraordinaire un film tout aussi fou.
Pendant 1h36, nous sommes le capitaine Sully, pris dans la tourmente d’une affaire qui devait être simplement héroïque et qui se transforme en procès.
Les personnages transmettent bien les émotions et le montage maniant flashbacks et real-time aide grandement à l’identification.
Mais... pour pouvoir imaginer ce qu’ont vécu les passagers, eux, je suis un peu déçu...
Je sais que le film est majoritairement tourné vers le personnage de Sully, mais je trouve dommage de passer à côté des passagers...
Je crois que le film loupe une formidable occasion de mettre des millions de spectateurs dans un avion qui se crashe pour la simple et bonne raison que la caméra n’est quasiment jamais dans la cabine passager.
Et quand elle y est, ce n’est pas pour nous faire vivre le crash en live mais seulement pour nous montrer le professionnalisme et le calme des hôtesses au moment de l’imminence de l’impact.
De plus, je trouve que le rendu du choc est également raté côté cockpit...


Vous noterez ici mes talents de graphistes pour reproduire l'image.
Et oui, il se tient vraiment comme ça dans le film...
Sachant que la collision d’une voiture contre un mur à 40km/h projette facilement le conducteur (non attaché) à travers le pare-brise, imaginez l’amerrissage d’un avion à plus de 300km/h...
Et les pilotes ils font quoi pour se parer à l’impact ? (photo des pilotes qui se tiennent au tablo de bord)


Enfin, les images de synthèse...Sérieux c’est abusé de mochitude ! On dirait des images de « Flight Simulator ».

C’est moche et franchement on n’y croit trop pas !
Dommage pour ceux qui ne regardent pas les bandes-annonces et qui s’attendaient à un film à spectacle...

Pour conclure, le film remplit sa mission en se concentrant sur le pilote et sur les conséquences de cet « incident » sur sa personne, plutôt que sur l’incident lui-même.
Je vous conseille donc fortement d’embarquer.
Par ce film, Clint Eastwood se rapproche un peu plus du ciel, et je dis pas ça parce qu’il a 87 ans...

Bande annonce !

127 HEURES

Je vous présente Jean-Patrick.
Jean-Patrick est jeune, il est plutôt beau gentil garçon et a une vie bien remplie.
Jean-Patrick est en 11ème année de maîtrise en « mouvement moléculaire et arithmétique de programmation chimique » (en gros, il secoue des pipettes en verre et regarde changer les couleurs des liquides) et ses études lui prennent beaucoup de temps.
Mais Jean-Patrick a quand même bon nombre d’activités périscolaires. Il est notamment membre du club des joueurs de cartes « Magic » de Bagneux, et son expérience en tant que « Mage des ténèbres » niveau 156 dans « League of Legend » fait rêver tous ses amis collègues.
Néanmoins, Jean-Patrick a une vraie passion !
Une passion qui le motive à se lever le matin, lui donne le sourire et cet éclat qu’ont dans les yeux les gens zeureux : YOUPORN !
Abonnement Premium full unlimited à vie (59,90€ l’année), playlist de ses stars favorites (J-P, ce qu’il aime c’est la catégorie « MILF », certainement un Oedipe pas encore corrigé avec maman, surtout qu’à 39 ans, il vit toujours avec elle), et écran full HD 4K avec connexion fibre 200 méga pour télécharger encore plus vite (et se finir encore plus vite du coup.. bah oui on va pas se le cacher, toujours plus de puissance et de vitesse pour toujours plus de porn) !
On peut le dire, Jean-Patrick est du genre à pouvoir faire des pompes sur son seul bras droit hein ?
Mais ça, c’était avant le drame bien sûr.
Voici son histoire/Ce que nous savons/C’est notre histoire du soir/Rayer la mention inutile.

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: 127 HEURES !

*Toutes les images ont été tirées de mon div-x (oui j'vais pas acheter un DVD pour ça hein)*
DE QUOI CA PARLE : Sérieux vouvous imaginez avec le bras droit en moins (ou gauche si vous êtes raté gaucher) ?
Finie la branlette l’ouverture des pots de confiture, la branlette la PlayStation, la branlette la guitare, la branlette la branlette ! Non c’est chaud, surtout que tout le monde n’a pas les moyens de se payer Mélissa Theuriau...
Prenez Jean-Patrick par exemple (j’ai un peu changé les identités, vous m’en voudrez pas les rageux), c’est un mec plus ou moins normal qui s’y connait assez en montagnes... rochers... cailloux... euh... pierres (oui bon, j’suis pas spécialiste hein) pour penser qu’il est capable de partir seul en trek.
Un peu trop confiant, le mec ne dit jamais à son entourage où il va exactement et part en solo.
Un jour, alors qu’il se fait une petite virée dans le désert de l’Arizona, il tombe (bêtement) dans une crevasse et un rocher lui écrase la main.
Pris au piège, il restera coincé là 127 heures et devra trouver un moyen de s’en sortir, seul évidemment...

ET DONC ? : MAIS QUEL FILM DE MEEEEEEERDE (vouvous attendiez pas à ça hein) !
Si l’histoire est prenante, notamment parce qu’il s’agit d’une histoire complètement incroyable et vraie, la réalisation de ce film est (pour rester poli) une chiasse molle pleine de vers et de vomi servie dans des huîtres sur un plateau de fruits de mer vaseux !
Il faut savoir que le film fait partie des « One Actor Movies » (un film avec un seul acteur principal qui fait avancer l’histoire et que la caméra ne quitte pas (ou peu). Il se situe donc plus ou moins dans la même catégorie que « Buried », « Seul au monde » ou « Into the wild » (j’appellerais ça le « Survival One Actor Movie » d’ailleurs).
En gros, un mec est dans la merde et doit s’en sortir seul (et nous – spectateurs - sommes avec lui).
Souvent filmée en plan serré, l’action fait la part belle au travail réel de l’acteur lui-même. On doit ressentir sa joie, sa peine, sa peur ou sa transpi ! Si l’acteur est bon, il y a de fortes chances que le film fonctionne même s’il est techniquement raté ou vide (l’exemple ultime reste le premier « Blair Witch » où l’on tremblait de peur avec les acteurs alors que le film était vide de tout effet, décor ou musique).
Mais là... c’est plus compliqué...
« 127 heures » est raté, dans tous les sens en fait...
Le film ne tire absolument pas avantage de l’histoire folle qu’il raconte, l’acteur principal (James Franco) n’est pas sympathique et ne transmet rien, quant à la réalisation technique... on repassera.
Commençons par la mise en scène : c’est un mec, il part seul dans le désert pour un week-end de trek en voiture. Il se gare au milieu de... d’un... euh... bon il se gare quoi, puis continue en vélo à travers les dunes. Un moment donné le mec s’arrête au pied d’un arbre et décide de continuer à pieds. Et vous savez ce qu’il fait ? IL ATTACHE SON VELO !!! EN PLEIN MILIEU DU DESERT MOTHERFUCKERRRRR !
Bon, il continue sa balade à travers le plateau et tombe sur deux gonz’ qui ont l’air un peu perdues (putain elles savent évidemment pas lire une carte ces greluches !)
Jean-Patrick propose son aide, les emmène dans un endroit secret génial, les baise pas, puis repart dans sa journée d’exploration, seul. Utilité des gonz’ dans le scénar’ : nulle !
16’ min de film : Jean-Patrick glisse sur un rocher, tombe dans une crevasse où un énorme bloc lui coince le bras. Impossible pour lui de bouger, mais pas impossible pour le réalisateur de rater toutes les séquences qui vont suivre...
18’min  32’’sec : accroché comme une moule à son rocher, J-P a soif. Une bouteille d’eau se trouve dans son sac à dos... caslatienne, il enlève son sac à dos et l’ouvre pour pren... attendez, SON SAC A DOS ACCROCHÉ A SES BRAS !!! IL L’ENLEVE PUTAINNNNN (18’min 39’’sec) !
"Attendez les gars, j'retire ma main 2sec le temps d'enlever mon sac"
Ok, ok , restons calme, il s’agit peut-être d’un sac amovible... ou d’un bras amovible, ça parait plus crédible...
Le gosier désormais hydraté, comment s’en sortir ?
Voyons voir les objets disponibles dans l’inventaire : de la corde, une lampe, une caméra et un appareil photo avec batterie illimitée (je ne m’étalerai même pas là dessus), un couteau qui coupe pas, une gourde, une montre digitale et des barres énergétiques au boulgour bio sans gluten...
Hum, si McGyver (désolé, cette critique est réservée aux plus de 25 ans) aurait déjà fabriqué un treuil pour soulever le rocher et un hélicoptère pour se sortir de là, Jean-Patrick lui a un peu moins de génie...
Du coup, il enlève sa montre à coup de dents (important ce détail à 19’min 12’’ sec) et s’attaque au rocher à la lime à ongles...
Les heures passent et, 6 minutes plus tard (du film), la nuit est tombée et l’on se rend bien compte que Jean-Patrick est un piètre sculpteur...
Enlever une montre avec les dents: ok
La remettre...
La nuit du deuxième jour, J-P a un petit creux, et les galettes de quinoa c’est pas très nourrissant. Heureusement, il reste la salade de lentilles (sérieux, POURQUOI IL MANGE SES LENTILLES DE CONTACT ?)
Deux jours plus tard, de délires psychotiques en hallucinations, J-P en vient à la conclusion qu’un bras c’est bien, deux bras, bonjour les dégâts !
Reste à prier pour notre malheureux qu’il soit meilleur en boucherie qu’en sculpture !
C’est donc dans une scène ultra gore que Jean-Pat’ se désolidarise de celui qui lui a donné tant de plaisir pendant toutes ces années !
Et puis visuellement ça va, je ne sais pas si vous, chers lecteurs, portez des lunettes mais moi sans mes lentilles j’ai vu ça :
Voilà en toute logique ce que notre héros était censé voir sans lentilles
(puisqu'il les a bouffé quelques minutes avant...)
ENFIN BREF.
Le film est sorti en 2010 et ça fait donc six ans que je me dis : « putain un film avec un mec qui se mutile c’est génial ! Faut qu’j’vois ça ! »
Et c’est seulement aujourd’hui, le 29 octobre 2016 que je le visionne.
Et autant dire que j’avais pas mal d’attentes vis à vis de la réal ! Bah oui, faut pas se leurrer, on m’a spoilé l’histoire de long en large et, forcément, mon seul intérêt était de voir comment on pouvait tenir 1h30 sur une histoire de découpage de saucisson.
Ai-je donc réellement besoin de conclusion après cette démonstration ?
Non, vous avez bien saisi, j’en mettrais ma main à couper...
Bande annonce !

LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR


INTRO : On a tous ce voisin de palier...
Le mec froid, qui dit pas bonjour, qui vous voit galérer avec la porte d’entrée de l’immeuble et qui ne vous la tient même pas...
Qui, les soirs de fête de Noël, ne vous souhaite rien et se balade très tôt le matin ou très tard le soir (pour lui c’est pareil) sur le palier avec sa canette de Kro, 50cl...
Bon et bien dites vous que ce voisin chelou et pas très net est peut être un tueur, ou un spectateur de « Plus belle la vie » et « Les feux de l’amour » (donc un tueur en série)...
Mais le pire, ce n’est pas qu’il soit votre voisin de palier... c’est que vous ne le connaissez finalement... pas !

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR !

DE QUOI CA PARLE : Nous sommes en 1979, et depuis plus d'un an sévit celui que l'on surnomme le « tueur fou de l’Oise », dont le passe-temps favori est d'assassiner des jeunes filles seules.
Jusque là rien d’anormal (quand on vit dans l’Oise en tout cas). Sauf que personne n’arrive à lui mettre la main dessus. Aussi fou qu’intelligent, Alain Lamare (« Bebert » pour les intimes du bistrot), déjoue tous les pièges dressés par la police et la gendarmerie. Barrages routiers, témoignages, portraits-robots, hélicoptères, chiens-renifleurs, rayons-lasers, Steven Seagal... Rien ne permet de mettre la main sur Alain, et pour cause, ce dernier EST la gendarmerie...
Agent exemplaire, profil évolutif, équipier de choix... Quand la menace est dans son propre camp, difficile de la combattre... (on dirait un teasing pour le prochain film de Jean-Claude VanDamme).
J'ai une question: est-ce que dans un portrait-robot, on cherche forcement...
...un robot?
C’EST BIEN OU PAS : Je dois avouer qu’il est quand même difficile de « rentrer » dans la tête d’un tueur et d’en écrire son histoire. Et je pense qu’il est encore plus compliqué pour un comédien de jouer son rôle et d’être crédible... L’imagination et l’innovation doivent prendre une place non négligeable, autant de la part des comédiens que de celle de l’équipe technique (en particulier le réalisateur et le monteur).
Pour « LPFJVLC » (« La prochaine fois je viserai le cœur », putain de titre trop long), le rendu à l’écran est vraiment réussi ! Guillaume Canet – que j’apprécie beaucoup dans le cinéma français – incarne vraiment très bien le « tueur fou de l’Oise » et la réalisation est très soignée bien que la caméra tremble parfois un peu sur des scènes où elle devrait être parfaitement immobile.
Les scènes de meurtres sont ultra violentes et le grain de folie (qui a bien germé) qui anime la tête d’Alain Lamare est bien explicite pour le spectateur lambda !
L’esthétisme du film quant à lui créé une tension permanente, et les personnages (bien qu’un peu froids) dégagent assez d’empathie pour qu’à la fin du film on ait franchement envie de savoir comment ils vivent ce dénouement.
Seuls points sombres : la musique... très mal gérée. Pour un film noir, on aurait aimé qu’elle alimente la tension, or elle dérange plus qu’elle n’arrange...
La fin, trop directe... Sans surprise, le tueur se fait évidemment arrêter (c’est pas du spoile hein, puisqu’il s’agit d’une histoire vraie et qu’actuellement, le tueur est enfermé), mais on aurait aimé plus de détails sur l’enquête de ses collègues (car il ne faut pas oublier qu’Alain Lamare était aussi gendarme au moment des faits !)
"Quand je pense que j'ai failli interpréter Francis Holmes..."
CON-CLUSION : Un excellent film et une excellente interprétation, vraiment surprenante de la part de Guillaume Canet dans le rôle de ce tueur immonde !
Même s’il n’y a pas vraiment de surprise (sachant qu’en plus tout est dit dans la bande annonce), on reste scotché au film du début à la fin pour savoir comment évoluent les personnages, l’enquête, et surtout, ce qu’il peut bien y avoir dans la tête d’un tueur...
En tout cas, je vous conseille fortement, la prochaine fois que vous croiserez vos voisins de palier, de dire bonjour et de ne pas les énerver... on ne sait jamais...

Bande annonce !

DALLAS BUYERS CLUB


Vous l'avez pas assez
vue ma gueule?
Si j’ai souhaité vous parler de ce film, ce n’est pas parce que la dernière cérémonie des Oscars a récompensé Matthew McConaughey comme meilleur rôle principal masculin, NON.
Ce n’est pas non plus parce que la dernière cérémonie des Oscars a récompensé Jared Leto comme meilleur second rôle masculin, NON NON !
Ce n’est toujours pas parce que tout le monde parle de ce film comme d’un vrai chef-d’œuvre et que les critiques sont toutes complètement folles, NON NON NON !
En fait, si j’ai souhaité vous en parler, c’est parce que j’aime bien l’affiche...
EEEEETTTT aussi ne pas mourir bête...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DALLAS BUYERS CLUB !

Il fut un temps, pas si lointain, où bon nombre de maladies tuaient en un rien de temps.
Il fut un temps, pas si lointain, où ce ne sont pas les maladies qui vous tuaient, mais l’administration qui s’en chargeait (et souvent encore plus vite que les maladies).
Et il fut un temps, pas si lointain, ou lorsque les deux s’y mettaient en même temps, il ne restait plus qu’une solution...
Welcome to the Dallas Buyers Club !
En fait, pour tout vous avouer, je n’avais pas l’intention de voir ce « Dallas Buyers Club ».
L’affiche, bien que jolie ne m’attirait pas des masses, j’avais d’autres films à voir avant et je ne savais même pas de quoi il parlait !
Puis il y eut les Oscars, les critiques, la sur-promo et un peu de temps libre !
Le cocktail parfait pour attirer mon attention.
Et là, ni une ni deux, j’ai ouvert mon PC, ouvert Internet, ouvert (Quoi ? Qui a dit un site de téléchargement illégal ?!), ouvert ALLO CINE – donc - et regardé la bande annonce.
A ce moment précis de ma vie, je me suis dit, Jean-Kylian (les noms et prénoms des personnages ont peut-être été un peu modifiés), pourquoi tu n’as pas été voir ce film quand il est sorti ? Qu’est ce que tu foutais devant « Street Fighter » (voir chronique précédente) pendant qu’au cinéma on y jouait un film de ce rang ?
Bref, j’ai vu ma vie défiler, revu mes erreurs passées et changé mes priorités !
Maintenant je mange 5 fruits et légumes frais par jour, j’essaie de faire 2 h de footing par semaine, je dis « bonjour » aux petites
vieilles dans la rue, j’arrête de mater les culs...
Un homme nouveau est né et...
HEIN ? Le film ?
Tu vas me parler du film CONNARD!
Devant la bande annonce disais-je, j’ai réalisé à quel point ce film me faisait envie et que, si autant de gens en on parlé, il devrait bien y avoir une raison !
Allez hop, tous au MK2 Bibliothèque (merci de le diffuser encore).

Le film raconte comment un homme, à qui les médecins n’ont donné que 30 jours à vivre, va se battre pour prendre sa vie en main !
Ron Woodroof est un cow-boy. Il mène la vie qui va avec ; bière, drogue, filles et accessoirement le rodéo.
Un jour, il se retrouve à l’hôpital, les médecins le diagnostiquent séropositif. Ron n’a que 30 jours à vivre et aucun traitement officiel en vue.
Officiel, non... Mais il existe bien d’autres moyens qui vont transformer les 30 derniers jours de Ron en 6 belles années...
_C'est combien?
_Mais j'suis un mec ducon!
_J'men tape j'suis un cowboy! Alors le prix?
_C'est 50...pédé!



Inspiré d’une histoire vraie, Le Dallas Buyers Club est un club fondé par (le vrai) Ron Woodroof qui, pendant plusieurs années, a importé et revendu à des centaines d’autres séropositifs des traitements alternatifs non approuvés par la FDA (l’équivalent français du Ministère de la Santé).

Le film est principalement (et brillamment) interprété par deux acteurs très investis !
Matthew McConaughey (Ron Woodroof) et son copine (ou sa copain ça marche aussi) de galère qu’est Rayon, joué (ou « jouée », je mets quoi la bordel ?) par Jared Leto.
En parlant d’investissement, les deux acteurs ont touché moins d’1 million de dollars à eux deux pour leur participation au film mais ont dû perdre près de 45 kg (à eux deux encore) pour coller aux personnages !

J'ai déjà commencé à investir
dans le petit noir!
(Pour info, Sandra Bullock a touché une avance de 20 millions de $ pour « Gravity » et un
intéressement de 15% sur les retours du film soit au moment où j’écris ces lignes - déjà près de 80 millions !)

L’interprétation des personnages rappelle grandement celle de Tom Hanks dans le film « Philadelphia » qui traite aussi d’un homme atteint du SIDA.
Les personnages sont très crédibles, autant physiquement que dans leur comportement. On est touché par eux, en colère avec eux, triste avec eux...
Le parti pris est inévitable et, quoi qu’il arrive, les héros de ces films seront des amis proches pendant 1h30...

Ensuite, la réalisation est impeccable et le choix d’une lumière à 100% naturelle pour filmer les personnages au lieu de simuler les jours/nuits et les éclairages d’intérieurs accentue l’effet réaliste du film.
Le coté sonore est plutôt bien équilibré. Notre héros étant un cowboy, la musique jongle idéalement entre rythme et douceur, drame et lenteur...
Enfin, le film censé se produire dans les années 80 est crédible. La mode vestimentaire, les rues, les maisons les voitures... Tout rappelle le Dallas de 86. (ok, ce n’est pas comme si j’y étais en 86 à Dallas mais je pense que rien ne saute aux yeux. Rien, enfin si, un petit détail qui a brûlé mes yeux observateurs. Dans le bureau de Ron, un poster d’une Lamborghini Gallardo est affiché sur le mur derrière sa chaise. On est censé être en 86 et la Gallardo n’a été présentée au salon de Genève qu’en  2003... Les accessoiristes seraient-ils un peu trop fan de la Lambo ?)

En conclusion, « DBC » est un film que je considère comme indispensable (dans sa catégorie Dramatique).
Les récompenses liées aux acteurs sont absolument méritées, et l’histoire qu’a vécue Ron (le vrai) est absolument incroyable.
Depuis les Oscars, le film est rediffusé dans certaines salles. Allez y jeter un œil, je suis convaincu que vous n’en reviendrez pas déçu !



Pour finir, une petite note de prévention. Aujourd’hui, dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec le VIH. 2,5 millions en sont atteint chaque années et 1,7 millions en meurent.
Depuis sa découverte, plus de 20 millions de personnes sont mortes du SIDA...
Alors, s’il est d’usage de repartir avec un souvenir ou un produit dérivé d’un film qu’on a aimé... sachez que ceux de « Dallas Buyers Club » vous tueront !
Au final, PROTEGEZ-VOUS, BORDEL DE COUILLES POILUES !

Bande annonce!

DANS L'OMBRE DE MARY


Pour écrire le scénario d’un film, il n’y a pas 36 moyens...
En fait, 3 suffisent :
Le premier, s’inspirer de sa propre vie, (ou de la vie d’un autre), on appelle cela un « biopic ». Ces dernières années - vu que les scénaristes sont peu inspirés -, les biopics sont légion ! « Mandela », « Yves Saint Laurent », « Paul Walker » (« DIANA » pardon !).
Le deuxième, l’inventer de toutes pièces. On choisit un thème, on invente un personnage principal, des secondaires, un problème à résoudre, et c’est parti !
Enfin, le troisième moyen, c’est l’adaptation d’une œuvre déjà existante.
Un livre par exemple. « Millénium », la saga « Seigneur des anneaux » ou « Harry Potter »... Les exemples ne manquent pas.

Mais le film dont nous allons parler aujourd’hui est un mélange... un mélange de tout ça, saupoudré d’un peu de magie... mais de magie Disney bien sûr !

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DANS L'OMBRE DE MARY !

Vous avez forcément vu « Mary Poppins » quand vous étiez petit, n’est-ce pas ?
Mary Poppins, cette nounou magique qui gardait des enfants dans les beaux quartiers de Londres et qui, pour obtenir d’eux une bonne tenue, effectuait quelques tours de magie bien rodés qui forcément les émerveillaient, comme nous d’ailleurs. Elle était belle, elle était gentille, elle chantait bien et avait de supers amis. La nounou idéale quoi, ça change de Katy...

Tu ne met plus tes doigts dans les fesses de ta sœur!
Et bien on ne le sait pas forcement, mais Mary Poppins est au départ une héroïne de bouquins écrits par une australienne du nom de P.L. Travers (incarnée par Emma Thomson) qui, au même titre qu’Harry Potter, a pour but de séduire les plus jeunes lecteurs.
Seulement, écrire des histoires pour enfants avec autant de joie, de bonheur et d’amour cache forcement quelque chose...
Et Walt Disney (incarné par Tom Hanks) l’a bien compris. Amoureux de cette héroïne qui a bercée son enfance, il rêve depuis toujours de l’adapter sur grand écran.
Et quand deux grandes âmes blessées par la vie se rencontrent, avec dans l’idée de répandre la joie, cela donne une histoire des plus merveilleuses.
Pam, voulez-vous, me céder les droits?
Le film raconte donc comment Walt Disney a fait des pieds et des mains pour convaincre P.L. Travers de lui céder les droits de ses romans pour qu’il les adapte, à sa sauce !

Plus tôt, je parlais de personnages blessés par la vie qui tentent de répandre la joie autour d’eux. C’est ainsi qu’est construit ce magnifique film.
En fait, il est divisé en deux parties bien distinctes : la joie, la peine.
La joie est caractérisée par la rencontre entre Walt et P.L.Travers en Californie où la confection du film « Mary Poppins » se déroule en 1961.
C’est drôle, le personnage de Travers est plus froid qu’un frigo tandis que la joie naturelle et la chaleur de Walt Disney réchauffent plus que le soleil de Californie !
Tom Hanks (inutile de dire qu’il s’agit de l'un de mes acteurs favoris avec Will Smith et DiCaprio)
y est magistral ! On y croit, et à titre personnel, connaissant bien le monde de Disney et l’histoire de Walt Disney lui-même, c’est bluffant de réalisme !
Le cheval, c'est trop génial!
La peine, de son coté, est caractérisée par de très nombreux flash-back sur l’enfance de P.L. Travers, cette australienne qui eut une enfance TRES difficile aux côtés de son père aimant mais alcoolique et d’une mère peu présente...
La tristesse de ce que vit Traverse durant son enfance est très palpable et l’empathie est immédiate, ce qui rend la rencontre avec Walt Disney - plus tard - encore plus réconfortante...
Les biscuits LU, au blé complet, uniquement...
En ce qui concerne le film, techniquement c’est vraiment du bon boulot !
Les deux époques (années 1900 et année 1961) sont bien distinctes, et si les années 1900 sont quand même plus difficiles à rendre à l’écran, faute d’images d’époque en nombre conséquent, l’année 1961, elle, est vraiment bien retranscrite !
Justement, au sujet de cette fameuse année 1961...
Comme je vous l’ai dit, je suis un passionné Disney et en connais un rayon sur le sujet.
Et si, pour vous, Mickey, Donald et les autres personnages ressemblent à ce que vous vous figurez (oui oui, je vous vois vous figurer), sachez qu’il n’ont pas toujours ressemblé à cela !
Et c’est justement là que je voulais en venir. « Dans l’ombre de Mary » a réussi a recréer un univers Disney de l’époque 1955 et l’ouverture du premier Disneyland en Californie. Les produits dérivés d’époque sont sublimes, en parfait état, et quand on connait leur valeur financière - car pour la plupart ils sont introuvables - c’est magique de les voir, même à l’écran !
Même mention spéciale pour le passage du film où Walt Disney en personne invite P.L. Travers à Disneyland. Si le tournage s’est bien déroulé dans le vrai parc à thème, il faut savoir que le travail des accessoiristes a été magnifique ! Les décors, les costumes, les personnages, TOUT a été fabriqué de manière a ressembler au Disneyland de 1955 !

Enfin, et vous le savez je ne spoile jamais les films, mais vous vous doutez bien que Disney finit par les obtenir les droits du livre (forcément, sinon vous ne verriez jamais « Mary Poppins ») et donc, durant le film, on assiste à la première du film dont parle le film (vous me suivez là ?).
En gros, le spectateur est assis aux cotés de Travers et Disney dans la salle du Chinese Theater en 1964, et là le film prend vraiment tout son sens...
Je n’en dirai pas plus mais c’est LA que le film va finir de vous faire fondre !



En conclusion, je vous SOMME d’aller voir « Dans l’ombre de Mary » le 5 mars !
Attention tout de même, fait rare chez Disney (et pourtant le film a été très encadré par la Walt Disney Company lors de la réalisation), ce film n’est pas un film tout public !
Alors ok, il n’y a, certes, pas de gros mots, de violence ou de sexe, mais psychologiquement le film est parfois TRÈS dur !

Les flash-back notamment auront vite tendance à faire couler les larmes faciles, et la fin, l’une des plus belles jamais vues pour ma part, donnerait la chaire de poule... à une poule !
Cela dit, le film est beau, les acteurs
jouent magnifiquement bien, le coté instructif et historique des personnages (et du film « Mary Poppins ») qui en découle est très prenant et il vous fera aimer Walt Disney, ses films, son Histoire...

Et vous savez ce qu’il y a de plus drôle dans cette histoire ?
Je hais Mary Poppins !
Alors Disney, bravo...

Bande annonce!