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DE TOUTES NOS FORCES


BORDEL DE DIEU J'AI PLUS DE BATTERIIIIIES!!!
Un jour, un grand monsieur a dit : « lève-toi et marche ! »
(Bon il a dit aussi : « aimez-vous les uns les autres » et « tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin » mais que voulez-vous, c’est pas sa faute si sa « tablette » n’avait pas encore accès à Twitter et Facebook...)
En tout cas, sa connerie, il l’a bien sortie, reste à savoir si, même en « poussant » un peu, elle ne pourrait pas être - un peu - applicable ?

Il y a 3 ans, un grand noir aux dents blanches a tenté de répondre à ça.
Drôle, pertinente, réaliste, vraie, l’histoire du film « Intouchables » a bouleversé les spectateurs du monde entier ! (D’ailleurs, depuis, Omar Sy a été embauché en CDI chez un certain monsieur Magnéto, un paraplégique chauve un peu chelou).
Aujourd’hui, les films sur les handicapés deviennent à la mode au cinéma, et ça MARCHE (héhéhé) !
« Intouchables », « De rouille et d’os », « Fiston » et...

AUJOURD'HUI, DANS LA RUBRIQUE "J'AI TESTE POUR VOUS", J'AI TESTE POUR VOUS: DE TOUTES NOS FORCES !

Comment ça « Fiston » n’est pas un film sur les handicapés ? Kev’ Adams, n’est pas trisomique ? Vous êtes sûrs ? Bon...
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que l’empathie du public pour les handicapés au cinéma est réelle.
Et on comprend pourquoi. Confortablement installé dans le fauteuil du cinéma (duquel vous vous relèverez certainement, vous), il est évident que le côté « voyeur » entre en jeu.
Sain ou malsain, la curiosité du spectateur est alimentée par les questions pratiques et psychologiques de la vie des handis.
En général, les films répondent plutôt bien à ces questions. De façon humoristique comme dans « Intouchables », dramatique comme dans « De rouille et d’os », ou héroïque, comme dans le film du jour, « De toutes nos forces ».
"Intouchables", "De rouilles et d'os", "De toutes nos forces"
Alors ça parle de quoi ?
Julien est un ado paraplégique qui approche de ses 18 ans. S’il aime la musique, les jeux-vidéos et les filles, comme tous les jeunes de son âge, il rêve aussi de grand air, de sport et d’aventure...
Par hasard, il tombe sur des coupures de presse relatant les exploits sportifs passés de son père, avec qui il n’a quasiment pas de contact affectueux.
Julien, fan de sports extrêmes, lui propose de réaliser, à deux, l’épreuve sportive la plus difficile du monde : le triathlon « Ironman » !

_"Papa, j'veux faire le Ironman avec toi!"
_"Tu veux pas plutot faire un Scrabble comme tous les jeunes de ton âge?"

[Petit point « Stade 2 - Gérard Holtz » : Qu’est ce que l’« Ironman »

Chaque année, en octobre, a lieu la finale du plus important triathlon du monde sur l’île de Hawaï. Depuis 1978, des milliers d’athlètes participent aux qualifications qui ont lieu un peu partout autour du globe pour la grande finale sur l’île américaine.
Pour décrocher son billet, il « suffit » d’accomplir une triple course de 3,86 km de nage (correspondant à la traversée de la baie de Kailua-Kona), puis de 180,2 km de vélo (correspondant à la distance aller-retour entre les villes de Keauhou et Hawi) et enfin un marathon complet de 42,195 km (correspondant à la distance qu’aurait parcouru Philippidès entre les villes de Marathon et d’Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses en 490 av J.C.), merci Gérard !]
L'épreuve de qualifications française se déroule à Nice.
Comme je le disais, Julien et son père ne sont pas particulièrement proches et ce dernier a toujours fui sa situation familiale, délaissant Julien et laissant sa mère s’en occuper.
Un jour, il se retrouve au chômage et n’a d’autre choix que d’affronter ses responsabilités de père. Et si, de prime abord, rien ne lie les deux hommes, le sport et l’envie de réaliser quelque chose de grand va les faire se rapprocher à grands pas (ou à grands tours de roues).

FUCK LES RADARS MOBIIIIIIIIIIIILES!!!!
Le film se déroule sur plusieurs mois, entre le moment où Julien demande à son père de faire le triathlon et le moment où ils participent à l’épreuve, en passant évidemment par la préparation et l’entraînement des deux complices.

Je ne vous le cache pas, pour moi, le film est une très grande réussite ! Il est extrêmement touchant, Julien fait preuve d’une grande humanité et d'une joie de vivre qui aura vite fait de vous clouer à votre chaise ! Si la relation qu’il entretient (ou pas) avec son père est, par moments, froide et triste, c'est dans celle - beaucoup plus chaleureuse - qu’il entretient avec ses camarades d'école qu'il puise sa force. Et quand ces deux mondes se rencontrent (son père et son école), les frissons sont garantis ! (et vous rappelleront que vous avez des jambes, vous !)

Côté réalisation, c’est vraiment bien joué. Les paysages sont à couper le souffle, les montagnes sont magnifiées, les plans sont savamment choisis et les personnages parfaitement mis en valeur. Bravo ! car il est rare qu’un film permette de voyager grâce à sa photographie !
Mention spéciale également à la musique. La B.O. écrite par Bardi Johannsson (plus habitué aux musiques de pub qu’au cinéma) vous donnera la chaire de poule ! Aussi douce que belle, la musique de l’islandais vous transportera sans même bouger de votre chaise (comme un paraplégique en fait !).

Enfin, et parce qu’il faut bien trouver un ou deux points noirs (au moins un car pas de Omar Sy cette fois-ci). Je parlais des paysages magnifiques, et je suis bien d’accord avec moi-même, MAIS, pourquoi, Ô grand Dieu du « Pourquoi », le réalisateur a-t-il opté pour un format d’image en 16/9 classique (#commetatélécheztoi), plutôt qu’un magnifique 2,35 « Cinémascope » (#grandspectacle #imagedeouf #aieaieaieçapiquelesyeux #valiremacritiquedelabelleetleclochardpourensavoirplusencliquantici) ?
Au vu des plans larges, des paysages et de l’évènement principal du film (l’Ironman), ça aurait été plus saillant...
On voit même pas ma tête sur ce format d'images!
En conclusion, je vous conseille « De toutes nos forces ». Le film est très bon, il plaira au plus grand nombre, et après toutes les conneries qu’on a entendues durant cet épisode d'élections municipales, il est parfois important de se dire qu’on n'a pas besoin d’être dans un fauteuil roulant pour avoir l’air d’un attardé...

Bande annonce!

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